BYD a officialisé le 20 octobre 2026 la deuxième génération de sa petite voiture électrique Seagull en Chine. Son prix commence à environ 8 800 € en conversion directe (65 900 yuans en Chine, au taux de référence du 20 octobre 2026). Ce montant n’est pas un prix de vente français. Elle gagne 42,5 cm en longueur, passe à cinq places et devient une propulsion. Surtout, ses trois versions supérieures promettent de passer de 10 à 70 % de batterie en cinq minutes sur une borne compatible Flash Charging. Mais attention : la version à environ 8 800 € convertis (65 900 yuans) ne bénéficie pas de cette charge ultrarapide, et aucun prix de lancement français pour cette nouvelle génération n’est encore confirmé.
BYD Seagull : ce qui change en 2026
- Lancement chinois : 20 octobre 2026, à Zhengzhou.
- Prix chinois convertis : d’environ 8 800 à 13 300 € (65 900 à 99 900 yuans), selon les finitions et hors offres de reprise. Aucun tarif France annoncé.
- Recharge Flash Charging : de 10 à 70 % en cinq minutes sur les trois finitions hautes et avec une infrastructure compatible, selon BYD.
- Batteries : 30,1 kWh ou 39,2 kWh, technologie LFP Blade de nouvelle génération.
- Autonomie : 320 ou 420 km selon le cycle CLTC chinois ; ce ne sont pas des chiffres WLTP homologués pour l’Europe.
- Dimensions : 4,205 m de long, soit 425 mm de plus que l’ancienne version ; empattement de 2,650 m.
- Architecture : cinq places, moteur arrière, propulsion et suspension arrière multibras.
Prix en euros : cinq finitions chinoises, mais toutes ne rechargent pas en cinq minutes
La deuxième génération Seagull est commercialisée en cinq finitions. Voici les prix convertis en euros au taux de référence de la Banque centrale européenne du 20 octobre 2026 (1 € = 7,4894 yuans), avec les tarifs officiels chinois entre parenthèses. Ces conversions arrondies à la centaine d’euros ne constituent pas des prix de vente en France. Les tarifs au lancement sont repris par CnEVPost sont les suivants :
| Version chinoise | Équivalent en euros (prix chinois d’origine) | Autonomie CLTC | Charge ultrarapide |
|---|---|---|---|
| Vitality | ≈ 8 800 € (65 900 ¥) | 320 km | Non |
| Freedom | ≈ 9 700 € (72 900 ¥) | 320 km | Non |
| Comfort | ≈ 10 100 € (75 900 ¥) | 420 km | Oui, selon conditions |
| Flying | ≈ 11 100 € (82 900 ¥) | 420 km | Oui, selon conditions |
| Smart | ≈ 13 300 € (99 900 ¥) | 420 km | Oui, selon conditions |
L’offre d’entrée de gamme à environ 8 800 € convertis et la recharge en cinq minutes ne concernent pas la même version. C’est le point à retenir avant de relayer la promesse marketing « moins de 10 000 € et charge en cinq minutes ». La recharge annoncée commence avec la Comfort à environ 10 100 € convertis (75 900 yuans). BYD propose en outre une remise d’environ 400 € convertis (3 000 yuans) pour certaines reprises, ce qui peut faire apparaître un prix inférieur sur les publicités chinoises, sous condition d’éligibilité.
Méthode de conversion : cours de référence BCE au 20 octobre 2026 : 1 € = 7,4894 CNY. Équivalents arrondis à 100 €, sans TVA française, frais de transport ni coûts d’homologation. Les montants ne sont pas des tarifs commerciaux français.
La conversion en euros est seulement indicative : elle ne correspond pas à un tarif français TTC intégrant importation, homologation, transport, taxes et réseau commercial. Aucun prix français officiel de cette génération n’est confirmé au 24 octobre.
Comment fonctionne la charge de 10 à 70 % en cinq minutes ?
Selon BYD, les versions équipées de la batterie 39,2 kWh utilisent la nouvelle technologie Blade Battery 2.0 associée à des bornes à très forte puissance compatibles avec le dispositif Flash Charging. Le constructeur annonce pouvoir passer de 10 à 70 % de charge en cinq minutes et jusqu’à 97 % en neuf minutes dans des conditions précises.
Ce délai n’a rien d’une garantie sur n’importe quelle prise ou borne française. La vitesse dépend notamment de la puissance réellement disponible, de la température de la batterie, de son état de charge, du protocole négocié avec la borne et des éventuelles limites logicielles.
De plus, le chiffre décrit une fenêtre de charge partielle : 10 à 70 %, pas un plein de 0 à 100 %. La référence CLTC d’autonomie ne correspond pas non plus à un trajet autoroutier français : les conditions réelles peuvent produire une autonomie plus faible.
Une citadine beaucoup plus grande : 4,205 mètres et cinq places
La Seagull passe de 3,78 m à 4,205 m de long, avec un empattement rallongé de 150 mm. Le gain d’espace permet d’ajouter une cinquième place, là où l’ancienne configuration chinoise n’en proposait que quatre. Cette évolution la rapproche en gabarit de véhicules urbains du segment supérieur.
Le changement de motorisation est également important : le moteur quitte l’avant pour se placer à l’arrière. La voiture devient une propulsion, accompagnée d’une suspension arrière indépendante multibras. Le déplacement de la motorisation libère un petit coffre avant d’environ 94 litres, selon les informations du lancement, et le constructeur annonce jusqu’à 1 380 litres de capacité arrière lorsque les sièges sont rabattus, sous réserve de méthode de mesure.
Deux niveaux de puissance sont évoqués : 85 kW pour les variantes de 320 km CLTC et 95 kW pour les versions 420 km. La conception de la planche de bord évolue également, avec un grand écran central et davantage d’aménagements de confort.
Aides à la conduite : que vaut le LiDAR optionnel ?
La nouvelle Seagull peut recevoir un système d’assistance avancé avec capteur LiDAR et fonctions regroupées sous l’appellation DiPilot 300 sur certaines versions. La présence d’un tel capteur sur une citadine vendue à un prix compétitif illustre la concurrence technologique entre constructeurs chinois.
Il faut toutefois parler d’aides à la conduite et non de conduite entièrement autonome. La disponibilité des fonctions dépend de la finition, du logiciel, des règles locales et du territoire. Le conducteur reste responsable de la surveillance et du contrôle du véhicule.
Voir la présentation vidéo de la deuxième génération BYD Seagull
Cette séquence proposée par la chaîne Autossey reprend la présentation de la Seagull de deuxième génération organisée en Chine en octobre 2026. Il s’agit d’un enregistrement tiers de la présentation, non d’un essai réalisé par TechPi.
Cette Seagull arrivera-t-elle en France comme nouvelle Dolphin Surf ?
La première Seagull chinoise est commercialisée sous plusieurs noms à l’export, dont BYD Dolphin Surf en Europe. Il serait donc logique de s’attendre à une évolution de cette gamme dans les années à venir. Cependant, BYD n’a pas confirmé, dans les sources utilisées ici, une date de lancement français, une gamme WLTP ni un prix en euros pour la deuxième génération.
Ne confondez pas la nouvelle voiture chinoise à cinq places avec les véhicules Dolphin Surf actuellement proposés sur le marché européen. Les batteries, logiciels, options d’assistance, normes et prix finaux peuvent être adaptés.
Pour situer cette offensive dans la concurrence mondiale des véhicules électriques, consultez aussi notre article sur les dix millions de voitures électriques produites par Tesla. Les prix chinois de la Seagull ne préjugent pas de ses futurs tarifs européens.
FAQ : nouvelle BYD Seagull
La BYD Seagull coûte-t-elle vraiment moins de 10 000 € ?
Le tarif chinois commence à environ 8 800 € en conversion simple (65 900 yuans au cours du 20 octobre 2026). Ce n’est pas un prix de vente français.
Toutes les Seagull rechargent-elles en cinq minutes ?
Non. BYD réserve cette promesse aux trois versions dotées de la batterie 39,2 kWh, à partir d’environ 10 100 € convertis (75 900 yuans), et à des bornes compatibles.
Quelle autonomie est annoncée ?
320 ou 420 km selon le cycle d’homologation chinois CLTC ; les valeurs homologuées WLTP en Europe n’ont pas été communiquées.
La nouvelle Seagull est-elle disponible en France ?
Pas de lancement français confirmé pour la deuxième génération au 24 octobre 2026.








