Le SANDISK Extreme Portable SSD V3 2 To reprend une formule déjà très appréciée : un SSD externe compact, résistant et assez rapide pour accompagner un ordinateur portable au quotidien. Cette troisième génération va toutefois nettement plus loin avec des débits pouvant atteindre 2 000 Mo/s et un boîtier encore plus petit.
Nous l’avons utilisé pendant deux semaines avec un MacBook Pro M5, aussi bien pour des transferts de gros fichiers que pour du stockage de travail. Le SSD s’est montré très rapide, parfaitement stable et surtout extrêmement pratique à transporter. Même après de longues copies, nous n’avons pas relevé de chauffe gênante.
Le principal point à connaître concerne l’interface : pour atteindre les 2 000 Mo/s, il faut un ordinateur compatible USB 3.2 Gen 2×2. Les MacBook ne prennent pas en charge ce mode, ce qui limite les débits réels malgré leurs ports Thunderbolt. À 460,61 € pour 2 To, le SANDISK Extreme V3 reste donc un excellent SSD portable, mais son prix et cette contrainte de compatibilité empêchent selon nous la note de monter jusqu’à 9,5/10.
Contexte et conditions du test
Le SANDISK Extreme Portable SSD V3 de 2 To a été utilisé pendant deux semaines avec un MacBook Pro M5. Nous l’avons sollicité pour des copies de fichiers, des sauvegardes et des transferts de données volumineuses, avec plusieurs benchmarks pour vérifier son comportement.
Les résultats obtenus sont cohérents avec ceux rencontrés sur d’autres Mac récents : le SSD reste autour de la limite pratique de l’USB 10 Gbit/s, soit environ 900 à 1 000 Mo/s selon les opérations. Le disque peut aller beaucoup plus vite sur une machine compatible USB 3.2 Gen 2×2, mais ce standard n’est pas pris en charge par les MacBook.
Nous l’avons également comparé directement à notre précédent SANDISK Extreme Portable SSD 1 To, référence SDSSDE61-1T00-G25, annoncé jusqu’à 1 050 Mo/s en lecture et 1 000 Mo/s en écriture.
Caractéristiques techniques
| Modèle testé | SANDISK Extreme Portable SSD V3 2 To |
|---|---|
| Référence | SDSSDE70-2T00-G25 |
| Capacité | 2 To |
| Interface | USB-C, USB 3.2 Gen 2×2 |
| Lecture séquentielle | Jusqu’à 2 000 Mo/s |
| Connectique | USB-C |
| Dimensions | 85,09 × 50,8 × 9,91 mm |
| Poids | 46,9 g |
| Résistance | IP65 contre la poussière et les projections d’eau |
| Protection contre les chutes | Jusqu’à 3 mètres |
| Chiffrement | AES 256 bits avec protection par mot de passe |
| Compatibilité | Windows 10+, macOS 12+, Android 10+, iPadOS 15+, iOS 17+ |
| Garantie | 5 ans |
| Contenu | SSD, câble USB-C vers USB-C, guide rapide |
| Prix | 460,61 € |
Encore plus compact que la génération précédente

Le changement le plus évident apparaît dès qu’on prend le SSD en main. Avec seulement 85,09 mm de long, 50,8 mm de large et moins de 10 mm d’épaisseur, le V3 est vraiment petit. Il se glisse sans difficulté dans une poche, une sacoche photo ou le compartiment accessoires d’un sac à dos.
Le poids de 46,9 g renforce cette impression. Une fois glissé dans un sac avec son câble USB-C, on l’oublie presque complètement. Pour transporter 2 To de projets, de photos ou de vidéos, le rapport capacité-encombrement est excellent.
La coque conserve le revêtement texturé caractéristique des Extreme et le grand anneau rouge dans un angle. Ce dernier permet d’attacher le SSD à un mousqueton ou à une dragonne, ce qui reste pratique lorsque le disque accompagne régulièrement un ordinateur en déplacement.

Face à l’ancien Extreme 1 To : le gain de taille saute aux yeux

La comparaison avec notre ancien Extreme 1 To est particulièrement parlante. Le modèle SDSSDE61 mesure environ 100,8 mm de long contre 85,09 mm pour le nouveau V3. La largeur change peu, mais la réduction de longueur rend le nouveau SSD beaucoup plus facile à transporter.
L’ancien modèle était annoncé jusqu’à 1 050 Mo/s en lecture et 1 000 Mo/s en écriture. Le V3 double pratiquement le plafond théorique avec ses 2 000 Mo/s en lecture. Dans nos transferts sur MacBook Pro M5, le nouveau modèle s’est montré meilleur, même si l’écart est naturellement beaucoup moins spectaculaire que les chiffres officiels pourraient le laisser penser.
La raison est simple : le précédent Extreme utilise de l’USB 3.2 Gen 2 à 10 Gbit/s, tandis que le V3 exploite de l’USB 3.2 Gen 2×2 à 20 Gbit/s pour atteindre son plein potentiel. Sur un Mac, les deux SSD finissent donc par partager une limite d’interface assez proche, même si la nouvelle plateforme conserve un avantage dans plusieurs transferts.
Avec un MacBook Pro M5 : très rapide, mais pas à 2 000 Mo/s

Le point le plus important pour les utilisateurs de Mac est aussi le plus facile à manquer. Un port Thunderbolt peut afficher une bande passante très supérieure à 20 Gbit/s sans pour autant prendre en charge le mode USB 3.2 Gen 2×2 utilisé par ce SSD.
Sur notre MacBook Pro M5, les benchmarks restent ainsi dans la zone des 900 à 1 000 Mo/s. C’est déjà très rapide : les gros fichiers se déplacent sans attente interminable, les sauvegardes avancent vite et le SSD reste parfaitement adapté à un catalogue photo ou à des projets vidéo. Mais un acheteur Mac ne doit pas choisir ce modèle en pensant obtenir automatiquement les 2 000 Mo/s inscrits sur la boîte.
Pour exploiter réellement cette vitesse maximale, il faut une machine équipée d’un contrôleur USB 3.2 Gen 2×2. On en trouve sur certains PC, mais beaucoup d’ordinateurs utilisent soit l’USB 10 Gbit/s, soit directement Thunderbolt ou USB4 sans prise en charge du mode 2×2.
Des transferts rapides et surtout très stables
Au-delà du chiffre maximal, le comportement du SSD est excellent. Pendant deux semaines, les transferts ont été rapides et réguliers, sans coupure ni ralentissement brutal lors de nos usages courants.
C’est particulièrement appréciable avec de gros dossiers de photos, des vidéos ou des sauvegardes complètes. Le V3 donne immédiatement l’impression d’un stockage externe que l’on peut utiliser comme une extension naturelle du SSD interne plutôt que comme un simple disque d’archive.
Nous n’avons pas non plus relevé de chauffe gênante. Le boîtier peut naturellement devenir légèrement tiède pendant une longue activité, mais rien qui rende sa manipulation désagréable ou qui nous ait fait constater une baisse visible des performances.
IP65 et résistance aux chutes : pensé pour sortir du bureau
Le format compact ne signifie pas que le SSD est fragile. Le V3 est certifié IP65 : il est protégé contre la poussière et résiste aux projections d’eau. Il peut également supporter des chutes jusqu’à trois mètres.
Cela ne transforme pas le SSD en appareil que l’on peut immerger volontairement, mais cette protection est rassurante pour un usage nomade. Dans un sac photo, sur un tournage, en déplacement professionnel ou simplement posé sur une table avec un ordinateur portable, le niveau de protection est bien plus adapté qu’un boîtier SSD classique sans certification.
La garantie de cinq ans complète bien cette orientation. Pour un produit destiné à transporter plusieurs téraoctets de données, c’est un point important.
Chiffrement AES 256 bits pour les fichiers sensibles
Le SANDISK Extreme V3 prend également en charge une protection par mot de passe avec chiffrement matériel AES 256 bits. La fonction passe par le logiciel SANDISK et peut être utile pour transporter des documents professionnels ou personnels que l’on ne souhaite pas laisser accessibles en cas de perte du SSD.
Ce n’est pas indispensable pour tout le monde, mais la présence du chiffrement complète bien le positionnement nomade du produit. Le grand anneau permet d’éviter de perdre facilement le disque ; le chiffrement aide à protéger les données si cela arrive malgré tout.
Un câble USB-C très court et plus d’adaptateur USB-A
SANDISK fournit un câble USB-C vers USB-C. Il est court, ce qui convient très bien lorsque le SSD est posé juste à côté d’un ordinateur portable, mais offre peu de liberté pour placer le disque plus loin.
L’ancien Extreme 1 To était livré avec un adaptateur USB-C vers USB-A. Ce n’est plus le cas ici. Sur un ordinateur récent, cela ne change rien, mais ceux qui veulent utiliser le SSD avec une machine plus ancienne devront prévoir leur propre adaptateur ou câble.
Les limites : le prix et une interface difficile à exploiter partout
Le SANDISK Extreme V3 nous a donné très peu de raisons de nous plaindre pendant le test. Il est rapide, petit, léger, stable et ne chauffe pas de manière gênante. Ses vraies limites viennent surtout de son positionnement.
La première est le prix. À 460,61 € pour 2 To, l’investissement est conséquent. Le SSD se destine surtout à ceux qui accordent beaucoup de valeur à son format, sa résistance et sa vitesse, pas simplement à quelqu’un qui cherche 2 To de stockage externe au meilleur tarif.
La seconde concerne l’USB 3.2 Gen 2×2. Le SSD peut atteindre 2 000 Mo/s, mais seulement avec un ordinateur compatible. Sur MacBook, son potentiel maximal reste inexploité. Ce n’est pas un problème de performances au quotidien, mais c’est une réserve importante à ce niveau de prix.
Points forts
- Format extrêmement compact
- Seulement 46,9 g
- Transferts très rapides et stables
- Jusqu’à 2 000 Mo/s sur une machine compatible USB 3.2 Gen 2×2
- Meilleur comportement que l’ancien Extreme 1 To dans nos transferts
- Aucune chauffe gênante constatée
- Protection IP65
- Résistance aux chutes jusqu’à 3 mètres
- Chiffrement matériel AES 256 bits
- Garantie de 5 ans
Réserves
- Prix très élevé pour 2 To
- Les 2 000 Mo/s nécessitent une interface USB 3.2 Gen 2×2 peu répandue
- Câble USB-C court
- Pas d’adaptateur USB-A fourni contrairement à l’ancienne génération
Verdict
Le SANDISK Extreme Portable SSD V3 2 To est un excellent SSD externe. Sa nouvelle taille est probablement l’amélioration que l’on apprécie le plus au quotidien : il est plus petit que son prédécesseur, très léger et suffisamment robuste pour accompagner un ordinateur portable partout.
Les performances sont également très bonnes. Les transferts sont rapides, stables et nous n’avons rencontré aucune chauffe gênante pendant deux semaines. Sur une machine USB 3.2 Gen 2×2, le plafond à 2 000 Mo/s représente un vrai bond en avant. Sur notre MacBook Pro M5, il faut en revanche accepter des débits plus proches de 1 000 Mo/s.
À 460,61 €, il est difficile de faire totalement abstraction du prix et de cette limitation sur Mac. C’est pourquoi nous préférons une note de 9/10 plutôt que 9,5/10. Pour ceux qui veulent un SSD de 2 To très compact, résistant et rapide à emporter partout, il reste néanmoins une excellente référence. Le V3 améliore le SANDISK Extreme là où cela compte le plus : il est plus petit, plus rapide et toujours aussi facile à emporter.
| Critère | Note |
|---|---|
| Performances | 9 / 10 |
| Portabilité | 10 / 10 |
| Design et résistance | 9,5 / 10 |
| Stabilité et gestion thermique | 9,5 / 10 |
| Compatibilité et connectique | 8 / 10 |
| Rapport qualité-prix | 8 / 10 |
| Moyenne | 9 / 10 |
Sur notre échelle, 5 / 10 correspond à un produit moyen, 8 / 10 à un très bon produit et 9 / 10 à une excellente référence dont les réserves restent clairement identifiées.
Note finale : 9 / 10
À qui s’adresse le SANDISK Extreme Portable SSD V3 ?
Le SANDISK Extreme V3 conviendra particulièrement :
- aux photographes et vidéastes qui transportent régulièrement de gros fichiers ;
- aux utilisateurs qui veulent un SSD de 2 To vraiment compact ;
- à ceux qui travaillent souvent en déplacement ;
- aux utilisateurs d’un PC compatible USB 3.2 Gen 2×2 qui veulent profiter des meilleurs débits ;
- à ceux qui privilégient la résistance et la garantie à long terme.
Il sera moins adapté :
- à ceux qui cherchent avant tout le meilleur prix par téraoctet ;
- aux utilisateurs de Mac qui achètent spécifiquement le SSD pour atteindre 2 000 Mo/s ;
- à ceux qui ont besoin d’un SSD USB4 ou Thunderbolt beaucoup plus rapide pour des flux professionnels lourds.
Prix et disponibilité
À 460,61 € en version 2 To, le SANDISK Extreme Portable SSD V3 est un SSD externe premium. Son intérêt repose moins sur le simple coût du stockage que sur la combinaison entre performances, compacité, résistance IP65 et garantie de cinq ans.
Le SANDISK Extreme Portable SSD V3 2 To est disponible au prix de 460,61 € sur Amazon.
FAQ
Le SANDISK Extreme V3 atteint-il réellement 2 000 Mo/s ?
Oui, mais uniquement avec un ordinateur compatible USB 3.2 Gen 2×2. Avec une interface limitée à 10 Gbit/s, les débits réels restent plutôt proches de 1 000 Mo/s.
Peut-on obtenir 2 000 Mo/s sur un MacBook Pro ?
Non avec cette interface. Les MacBook disposent de ports Thunderbolt rapides, mais ne prennent pas en charge l’USB 3.2 Gen 2×2 nécessaire au V3. Sur notre MacBook Pro M5, nous sommes restés autour de la limite de l’USB 10 Gbit/s.
Quelle différence avec l’ancien SANDISK Extreme Portable SSD ?
Le V3 est sensiblement plus court et plus léger, tout en doublant pratiquement le débit maximal annoncé. L’ancien modèle SDSSDE61 monte à 1 050 Mo/s en lecture, contre 2 000 Mo/s pour le nouveau SDSSDE70.
Le SANDISK Extreme V3 chauffe-t-il beaucoup ?
Nous n’avons constaté aucune chauffe gênante pendant nos deux semaines de test. Le SSD peut devenir légèrement tiède lors de transferts prolongés, mais il est resté stable et facile à manipuler.
Le SSD est-il étanche ?
Il est certifié IP65, ce qui signifie qu’il résiste à la poussière et aux projections d’eau. Il n’est pas conçu pour être immergé.
Peut-on protéger les fichiers par mot de passe ?
Oui. Le SSD prend en charge une protection par mot de passe avec chiffrement matériel AES 256 bits via le logiciel SANDISK.
Le câble USB-C est-il fourni ?
Oui, un câble USB-C vers USB-C est inclus. Il est assez court et aucun adaptateur USB-A n’est fourni avec cette génération.
Le SANDISK Extreme V3 convient-il au montage vidéo ?
Oui pour de nombreux projets 4K et pour du travail photo directement depuis le SSD. Les besoins très lourds en 8K, en multicaméra ou en débits soutenus très élevés seront mieux servis par un SSD USB4 ou Thunderbolt plus performant.
Notre méthodologie de test
Chez TechPi, nous testons les SSD externes en nous concentrant sur leur usage réel : performances, stabilité lors des transferts, chauffe, encombrement, connectique, résistance et rapport qualité-prix. Nous comparons également les résultats des benchmarks à l’expérience obtenue lors de copies de fichiers et de sauvegardes quotidiennes.
Pour en savoir plus, consultez notre charte éditoriale et méthodologie de test.








