Call of Duty: Modern Warfare 4 remet Infinity Ward aux commandes avec une campagne militaire qui multiplie les fronts, des affrontements multijoueurs nerveux et le retour de DMZ. Après les hésitations de certains épisodes récents, ce nouvel opus cherche moins à réinventer la formule qu’à lui redonner du souffle. Le résultat repose d’abord sur des armes agréables à manier, un rythme très soutenu et des décors particulièrement travaillés.
Le voyage commence sur la péninsule coréenne, puis s’étend à New York et à Paris. Les séquences de combat changent constamment d’échelle, depuis les affrontements au milieu des civils jusqu’aux poursuites et aux opérations spectaculaires. Côté multijoueur, le jeu privilégie les fondamentaux de Call of Duty : déplacements rapides, cartes lisibles et action presque immédiate.
Ce Modern Warfare 4 a suffisamment d’atouts pour s’imposer comme un épisode solide. Sa campagne retrouve de l’ambition et son multijoueur dispose d’une base très convaincante. Reste une écriture parfois trop appuyée, des modes moins homogènes et les défauts de jeunesse qui accompagnent le lancement.
Contexte et conditions du test
L’analyse s’appuie sur des séquences de campagne en Corée, à New York et à Paris, ainsi que sur des captures de parties multijoueurs en Match à mort par équipe et en Élimination confirmée. Plusieurs captures affichent un compteur compris entre 113 et 115 FPS, mais il s’agit de valeurs instantanées : elles ne constituent pas une moyenne de performance. Les réglages graphiques et la configuration matérielle de ces séquences ne sont pas établis ici.
Caractéristiques techniques
| Élément | Call of Duty: Modern Warfare 4 |
|---|---|
| Développeur principal | Infinity Ward |
| Éditeur | Activision |
| Sortie | 23 octobre 2026 |
| Genre | Jeu de tir à la première personne (FPS) |
| Plateformes | PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S, Nintendo Switch 2 |
| Modes | Campagne solo, multijoueur, DMZ |
| Multijoueur au lancement | 12 nouvelles cartes 6 contre 6, ainsi que des cartes et modes de plus grande échelle |
| Configuration PC minimale | Windows 10 64 bits, Core i5-6600 ou Ryzen 5 1400, 8 Go de RAM, GeForce GTX 970/1060 ou Radeon RX 470, SSD |
| Stockage PC | 115 Go disponibles sur SSD au lancement |
| Configuration PC conseillée pour 90 FPS en multi élevé | Windows 11, Core i7-8700K ou Ryzen 5 3600, 16 Go de RAM, GeForce RTX 3060 Ti ou Radeon RX 6600 XT |
| Sécurité PC | TPM 2.0 et démarrage sécurisé requis |
| Classification | PEGI 18 |
| Prix de l’édition standard | 79,99 € |
Une campagne spectaculaire, de la Corée à Paris
La campagne profite d’un changement de décor bienvenu. Le conflit démarre en Corée, avec une escouade de soldats sud-coréens confrontée à une invasion qui dégénère rapidement. L’autre grand fil narratif suit le capitaine Price, toujours en marge des règles, sur la piste d’une menace plus large. Les deux trajectoires finissent par se rejoindre dans un récit de guerre mondiale à la mise en scène très hollywoodienne.

Les premières séquences savent installer une pression efficace. Un stade éclairé par des projecteurs, un quartier ravagé par les flammes ou un village où la présence de civils ralentit brutalement le rythme : les décors ne servent pas seulement de toile de fond. Ils donnent à chaque mission une identité et évitent que la campagne se résume à la même fusillade répétée pendant plusieurs heures.


Le jeu change ensuite d’ambiance avec New York, ses artères encombrées de taxis et ses éclairages nocturnes. Paris est tout aussi convaincant : chaussées humides, feuillage jaune, voitures utilisées comme couvertures et séquences de poursuite. Les environnements urbains bénéficient d’un vrai travail sur la lumière et la densité visuelle.

Le rythme est l’un des grands points forts de ce solo. Infinity Ward alterne efficacement les séquences de déplacement, les missions plus ouvertes et les affrontements dirigés. Les seize missions ne suivent pas toutes la même structure, et certaines laissent davantage de place aux objectifs secondaires. L’ensemble se termine en quelques heures, autour de six à huit heures selon le rythme adopté et le temps consacré aux détours.
Le scénario reste moins maîtrisé que la réalisation. Le jeu cherche régulièrement l’effet de surprise et les grands moments de cinéma, parfois au détriment d’une progression dramatique réellement crédible. Le parcours du capitaine Price se montre notamment plus prévisible que celui de la nouvelle escouade coréenne. Le plaisir de traverser ces missions demeure, mais l’histoire ne tient pas toujours la comparaison avec la qualité des situations qu’elle met en scène.
Des sensations de tir toujours parmi les grandes forces de la série
Modern Warfare 4 retrouve ce qui fait le succès de la licence : une sensation immédiate de contrôle sur les armes. Les animations, le recul et le traitement sonore donnent du poids à chaque rafale. Le changement d’arme est rapide, les affrontements se lisent bien et le jeu répond précisément aux sollicitations, sans chercher à ralentir artificiellement l’action.
Les mouvements conservent une grande fluidité. Il est possible de sprinter, glisser, plonger et franchir les obstacles sans casser constamment la vitesse de déplacement. L’équilibre est intéressant : les armes gardent de la présence, tandis que le personnage reste assez mobile pour réagir aux situations les plus tendues.
Les combats dans les rues de Paris résument bien cet équilibre. Il faut se déplacer d’un couvert à l’autre, surveiller la profondeur du décor et profiter d’une ouverture plutôt que simplement vider son chargeur au centre de l’écran. Ce n’est pas un simulateur tactique, et le jeu ne prétend jamais en être un ; c’est un FPS d’action maîtrisé, qui assume son rythme.

Multijoueur : une formule familière, mais efficace
Le multijoueur reste le cœur de l’expérience. Les classiques Match à mort par équipe, Domination, Recherche et destruction ou Élimination confirmée sont toujours là. Le lancement propose douze cartes inédites pour les affrontements à six contre six, avec des environnements plus ouverts ou plus resserrés selon les modes. À cela s’ajoutent des expériences sur des espaces plus vastes.
Les cartes compactes mettent en valeur la vitesse des affrontements : une ruelle, une porte ou un escalier suffisent à changer l’issue d’un duel. Les trajectoires restent généralement lisibles et les joueurs disposent de plusieurs possibilités pour contourner un groupe adverse. Cette recherche d’efficacité fonctionne particulièrement bien en Match à mort par équipe et en Élimination confirmée.


Le système de personnalisation des armes conserve une vraie importance. Choisir ses accessoires et adapter sa configuration reste essentiel selon la portée des engagements. Les accessoires Apex ajoutent de nouvelles options plus marquées, sans changer le principe : une bonne classe doit d’abord correspondre à la carte et au style de jeu.
Tout n’est pas aussi convaincant. Les apparitions peuvent créer des situations frustrantes sur les cartes très rapides, les séries d’éliminations coupent parfois le rythme des duels et certains affrontements de grande ampleur manquent de la précision des cartes six contre six. Le multijoueur fonctionne surtout lorsqu’il mise sur ses points forts plutôt que sur la surenchère.
DMZ : un troisième pilier plus ambitieux
Le retour de DMZ donne de l’épaisseur au contenu. Ce mode d’extraction se déroule dans la zone de Hajin : les joueurs s’y déploient pour remplir des missions, récupérer du matériel, affronter des adversaires contrôlés par le jeu ou d’autres équipes, puis trouver une sortie avant de perdre leur équipement.
La base d’opérations avancée, la réserve d’objets, les améliorations et les opérateurs persistants structurent la progression entre deux déploiements. C’est un moyen d’aborder les jeux d’extraction avec les sensations de tir et les outils familiers de Call of Duty. Le mode ouvre des perspectives intéressantes pour la durée de vie, même si son équilibre entre ennemis contrôlés par l’IA et affrontements entre joueurs demandera à être apprécié sur la durée.
Cette partie de l’offre n’est pas couverte par les séquences de jeu présentées ici. Elle compte dans la richesse du contenu, sans constituer une évaluation approfondie de toutes les mécaniques de DMZ.
Graphismes et ambiance : Infinity Ward soigne le spectacle
La réalisation visuelle fait partie des grands arguments du jeu. L’éclairage des stades coréens, les flammes dans les rues, la neige au milieu des taxis new-yorkais ou les chaussées détrempées à Paris donnent aux lieux un véritable caractère. Le jeu multiplie les détails sans renoncer à la lisibilité des scènes d’action.

Le traitement sonore participe largement au résultat. Les tirs ont de l’impact, les explosions remplissent l’espace et l’ambiance varie selon les lieux. La campagne utilise ces effets pour renforcer sa mise en scène, tandis qu’en multijoueur ils participent à la lecture des engagements.
Le lancement n’est cependant pas irréprochable. Plusieurs correctifs ont déjà concerné des plantages, des problèmes d’interface, des équipements et l’équilibrage des armes. Les ajustements rapides sont appréciables, mais ils montrent aussi qu’un jeu aussi vaste ne démarre pas sans quelques accrocs.
Performances PC : ce que montrent réellement les captures
Sur plusieurs séquences multijoueurs, le compteur visible reste compris entre 113 et 115 FPS : 115 FPS sur une scène extérieure, 114 FPS dans une ruelle et 113 FPS dans un intérieur. Cela donne un aperçu positif de la fluidité à ces instants, mais ne représente ni une moyenne sur une partie complète, ni un résultat applicable à tous les PC.


La résolution, le préréglage graphique, la carte utilisée et le mode d’upscaling influencent directement ces valeurs. Pour interpréter un benchmark, il faudrait aussi suivre la stabilité du débit d’images, notamment les chutes ponctuelles. Les captures sont donc utiles pour illustrer le jeu, pas pour établir un classement de cartes graphiques.
La configuration recommandée pour jouer en multijoueur à environ 90 FPS avec des réglages élevés comprend notamment 16 Go de RAM et une GeForce RTX 3060 Ti ou une Radeon RX 6600 XT. Le SSD est indispensable et le jeu exige également TPM 2.0 et le démarrage sécurisé sur PC.
Points forts
• Une campagne variée, dynamique et spectaculaire.
• Des sensations de tir précises et particulièrement agréables.
• Des décors travaillés, de la Corée à Paris.
• Un multijoueur six contre six lisible et nerveux.
• Un contenu généreux avec la campagne, le multijoueur et DMZ.
Réserves
• Une écriture parfois prévisible, surtout autour de Price.
• Des apparitions et des séries d’éliminations parfois frustrantes en multijoueur.
• Des modes de grande ampleur moins bien équilibrés.
• Plusieurs problèmes corrigés dans les premiers jours après le lancement.
• Un tarif élevé si l’on ne compte jouer qu’à la campagne.
Verdict : un Modern Warfare qui retrouve son efficacité
Avec Modern Warfare 4, Infinity Ward livre une campagne généreuse en moments forts, portée par une réalisation spectaculaire et des sensations de tir de très haut niveau. Le multijoueur sait retrouver l’essentiel : des cartes efficaces, une bonne réactivité et des parties qui donnent envie d’en relancer une.
Le jeu ne gomme pas tous les défauts de la série. Son scénario abuse parfois des effets dramatiques, les grands modes ne sont pas toujours aussi bien calibrés que le six contre six et le lancement a nécessité plusieurs correctifs. À 79,99 € l’édition standard, l’achat est surtout convaincant pour ceux qui profiteront des différents modes sur la durée.
La note de 8,5/10 récompense un FPS solide, soigné et particulièrement plaisant à jouer, tout en tenant compte de ses défauts de lancement et de son prix. Modern Warfare 4 retrouve ce que Call of Duty sait faire de mieux : de l’action immédiate, spectaculaire et précise.
Grille de notation TechPi
| Critère | Note |
|---|---|
| Campagne et mise en scène | 9/10 |
| Gameplay et sensations de tir | 9/10 |
| Multijoueur | 9/10 |
| Réalisation et stabilité | 8/10 |
| Contenu et variété | 8,5/10 |
| Rapport qualité-prix | 7,5/10 |
La moyenne des six critères est exactement de 8,5/10. Sur l’échelle TechPi, 10 correspond à une référence exceptionnelle, tandis que 8 et plus désigne un jeu particulièrement recommandable dans son genre.
Note TechPi : 8,5/10
À qui s’adresse Call of Duty: Modern Warfare 4 ?
Il s’adresse d’abord aux amateurs de FPS rapides, à ceux qui aiment les campagnes solo spectaculaires et aux joueurs qui souhaitent alterner parties compétitives et progression dans un mode d’extraction. Les passionnés de simulation militaire y trouveront moins leur compte : Modern Warfare 4 privilégie clairement l’efficacité et le spectacle.
Prix et disponibilité
Call of Duty: Modern Warfare 4 est disponible sur PC, PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2. L’édition standard est proposée à 79,99 €. Voir Call of Duty: Modern Warfare 4 sur Amazon. Pour retrouver les différentes éditions et plateformes, consultez la page officielle du jeu. Le titre ne faisait pas partie du Game Pass dès son lancement.
FAQ
Modern Warfare 4 possède-t-il une campagne solo ?
Oui. La campagne comporte seize missions qui emmènent les joueurs en Corée, à New York, à Paris et dans d’autres zones de conflit.
Peut-on jouer à Modern Warfare 4 sur PS4 ou Xbox One ?
Non. Le jeu est sorti sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, PC et Nintendo Switch 2.
Combien de FPS peut-on obtenir sur PC ?
Les captures multijoueurs présentées affichent ponctuellement de 113 à 115 FPS. Le résultat réel dépend du processeur, de la carte graphique, de la résolution et des réglages choisis ; ces valeurs ne sont pas une moyenne mesurée.
Que propose le mode DMZ ?
DMZ repose sur des incursions dans la zone de Hajin, avec missions, récupération de matériel, affrontements et extraction. L’équipement et certains éléments de progression persistent d’une partie à l’autre.
Quel espace de stockage faut-il sur PC ?
La configuration PC officielle prévoit 115 Go d’espace disponible sur SSD au lancement, avec davantage de marge pour les mises à jour.
Méthodologie TechPi
Ce test croise l’observation des séquences de campagne et de multijoueur avec l’étude du contenu, des fonctionnalités et des correctifs de lancement. Les valeurs de FPS visibles sont des relevés instantanés et non un benchmark moyen. Pour connaître nos critères, consultez la charte éditoriale et méthodologie de test TechPi.








