Pourquoi Linux revient à la mode en 2026 et comment débuter

Linux revient progressivement sur le devant de la scène en 2026. La fin du support standard de Windows 10, les exigences matérielles de Windows 11, les progrès spectaculaires du jeu grâce à Steam et Proton et l’arrivée de distributions beaucoup plus accessibles changent la perception du système libre. Linux reste très minoritaire face à Windows, mais il n’a probablement jamais été aussi simple à essayer. Pour un ancien PC, une machine de développement ou même certains PC gaming, passer à Linux peut désormais être une alternative crédible plutôt qu’un choix réservé aux passionnés.

Dernière mise à jour : 8 septembre 2026.

Ce qu’il faut retenir

  • Linux progresse sur les PC, même s’il reste très loin derrière Windows.
  • StatCounter mesure une part de 5,15 % pour Linux sur les ordinateurs de bureau en France en août 2026. Cette statistique repose sur du trafic web et non sur un recensement de tous les PC.
  • Dans l’enquête matérielle Steam d’août 2026, Linux représente 3,90 % des machines, contre 93,95 % pour Windows.
  • Le support standard de Windows 10 a pris fin le 14 octobre 2025, même si Microsoft propose encore des mises à jour de sécurité étendues via son programme ESU.
  • Les exigences de Windows 11, notamment TPM 2.0, UEFI/Secure Boot et un processeur officiellement pris en charge, laissent certains PC encore fonctionnels sans voie de mise à niveau officielle.
  • Steam et Proton permettent désormais de lancer de très nombreux jeux Windows sous Linux.
  • Certains jeux multijoueurs utilisant des systèmes anti-triche restent toutefois incompatibles.
  • Linux Mint 22.3 Cinnamon est notre recommandation principale pour un utilisateur Windows qui découvre Linux.
  • Ubuntu 26.04 LTS, Fedora 44, Debian 13 et Bazzite constituent d’excellentes alternatives selon les besoins.
  • Il est possible d’essayer Linux depuis une clé USB sans supprimer Windows.

Linux revient-il vraiment à la mode en 2026 ?

Parler d’un retour de Linux ne signifie évidemment pas que Windows est sur le point de perdre sa domination sur le PC.

Microsoft reste très largement en tête et Linux demeure un système minoritaire sur les ordinateurs personnels.

Mais plusieurs indicateurs évoluent dans une direction suffisamment intéressante pour que la question mérite d’être posée.

Selon StatCounter, Linux représentait 5,15 % du trafic web provenant d’ordinateurs de bureau en France en août 2026, derrière Windows et macOS.

Il faut néanmoins manier ce chiffre avec précaution. StatCounter mesure les visites sur les sites utilisant son système d’analyse : il ne s’agit donc pas d’un inventaire de tous les ordinateurs installés en France.

La tendance est également visible chez les joueurs.

Dans son enquête matérielle d’août 2026, Steam mesure 3,90 % d’utilisateurs sous Linux, contre 2,14 % pour macOS et 93,95 % pour Windows.

3,90 % reste évidemment très faible comparé à Windows. Mais pour une plateforme longtemps considérée comme marginale pour le jeu vidéo, ce niveau montre que Linux a dépassé son image de système exclusivement destiné aux serveurs et aux développeurs.

Pourquoi Linux revient-il à la mode ?

Il n’existe pas une seule explication.

Plusieurs changements qui se sont produits presque simultanément rendent Linux beaucoup plus intéressant qu’il ne l’était il y a dix ans.

1. La fin de Windows 10 pousse certains utilisateurs à chercher une alternative

C’est probablement le facteur le plus important actuellement.

Microsoft a mis fin au support standard de Windows 10 le 14 octobre 2025.

Le système continue bien entendu de fonctionner. Un ordinateur sous Windows 10 ne s’est pas arrêté de démarrer du jour au lendemain.

En revanche, Microsoft ne distribue plus gratuitement les mises à jour de sécurité standard, les nouvelles fonctionnalités et l’assistance technique habituelle pour Windows 10.

Microsoft propose un programme Extended Security Updates, ou ESU, permettant de prolonger temporairement la réception de certaines mises à jour de sécurité. Mais cette solution ne change pas le fait que Windows 10 est arrivé à la fin de son cycle de vie.

La recommandation officielle de Microsoft consiste à migrer vers Windows 11 lorsque le matériel est compatible ou à envisager une autre solution lorsque ce n’est pas le cas.

2. Tous les PC Windows 10 ne peuvent pas officiellement passer à Windows 11

C’est ici que Linux devient particulièrement intéressant.

Windows 11 exige notamment :

  • un processeur 64 bits disposant d’au moins deux cœurs et figurant parmi les modèles approuvés par Microsoft ;
  • au moins 4 Go de RAM ;
  • un firmware UEFI ;
  • une machine compatible Secure Boot ;
  • TPM 2.0 ;
  • une carte graphique compatible DirectX 12.

Ces exigences sont justifiées en partie par les fonctions de sécurité de Windows 11, mais elles excluent officiellement plusieurs générations de PC qui restent encore suffisamment performantes pour la navigation web, la bureautique, le multimédia ou le développement.

Pour le propriétaire d’un ordinateur de ce type, les possibilités sont désormais assez claires : prolonger Windows 10 temporairement, contourner certaines exigences de Windows 11 avec les limites que cela implique, remplacer la machine ou essayer un autre système d’exploitation.

C’est précisément dans ce dernier scénario que Linux gagne en pertinence.

Linux peut donner une seconde vie à un ancien PC

Linux n’est pas une formule magique capable de rendre rapide n’importe quel ordinateur de quinze ans.

Les navigateurs modernes, les applications Electron et les sites web actuels consomment eux aussi beaucoup de mémoire et de puissance processeur.

Mais Linux offre un avantage majeur : il existe des environnements adaptés à différents niveaux de puissance matérielle.

Un PC récent peut utiliser GNOME, KDE Plasma ou Cinnamon avec une interface graphique moderne.

Une machine plus limitée peut être équipée de Xfce ou de LXQt, qui consomment généralement moins de ressources.

Un ancien ordinateur équipé d’un processeur encore correct, d’un SSD et de 8 Go de RAM peut ainsi rester parfaitement utilisable pour une grande quantité de tâches.

Linux permet surtout d’éviter de remplacer un ordinateur uniquement parce qu’il ne figure plus dans une liste de processeurs officiellement compatibles avec Windows.

Linux n’est plus réservé aux utilisateurs qui connaissent le terminal

C’est probablement l’idée reçue la plus tenace.

Pour beaucoup d’utilisateurs, Linux évoque encore un écran noir rempli de commandes incompréhensibles.

Cette vision est largement dépassée pour les distributions destinées au grand public.

Installez aujourd’hui Linux Mint Cinnamon et vous retrouverez immédiatement :

  • un bureau ;
  • une barre des tâches ;
  • un menu des applications ;
  • un explorateur de fichiers ;
  • une zone de notification ;
  • des réglages graphiques ;
  • un gestionnaire de mises à jour ;
  • une boutique permettant d’installer des logiciels.

Le fonctionnement général est donc beaucoup plus proche de Windows que ne l’imaginent beaucoup de nouveaux utilisateurs.

Le terminal reste extrêmement puissant et certains guides Linux continuent de l’utiliser parce qu’une commande permet souvent d’expliquer une opération plus rapidement qu’une succession de clics.

Mais il n’est pas nécessaire de connaître des commandes Linux pour naviguer sur Internet, écouter de la musique, installer Steam ou rédiger un document.

Le Steam Deck a profondément changé le jeu sous Linux

Le jeu vidéo était autrefois l’une des raisons les plus évidentes de rester sous Windows.

Cette situation a considérablement évolué grâce à Valve.

Le Steam Deck utilise SteamOS, un système basé sur Linux. Pour faire fonctionner des jeux Windows, Valve développe parallèlement Proton.

Proton est une couche de compatibilité basée notamment sur Wine permettant de faire fonctionner sous Linux un grand nombre de jeux initialement conçus pour Windows.

Pour l’utilisateur, le fonctionnement peut être presque invisible.

Sur Steam, il suffit souvent de télécharger un jeu et de le lancer comme sous Windows.

Valve indique que Proton prend désormais en charge la majorité des API nécessaires et que de nombreux jeux sont directement fonctionnels.

Linux représente désormais 3,90 % des PC sur Steam

L’évolution se retrouve dans les statistiques de Valve.

Système Part dans l’enquête Steam d’août 2026
Windows 93,95 %
Linux 3,90 %
macOS 2,14 %

Parmi les personnes interrogées qui utilisent Linux, Valve relève notamment en août 2026 :

  • SteamOS Holo : 21,07 % des systèmes Linux recensés ;
  • Arch Linux : 8,78 % ;
  • Linux Mint 22.3 : 8,38 % ;
  • Bazzite : 7,76 % ;
  • Fedora Linux 44 KDE : 3,17 % ;
  • Ubuntu 26.04 LTS : 2,86 %.

Ces données proviennent de l’enquête facultative et anonyme de Steam : elles ne représentent pas l’ensemble des utilisateurs Linux de la planète.

Elles montrent néanmoins que Linux est désormais utilisé par une communauté gaming suffisamment importante pour ne plus être anecdotique.

Peut-on vraiment jouer à ses jeux Windows sous Linux en 2026 ?

Oui pour de nombreux jeux, mais certainement pas pour tous.

Steam et Proton ont énormément réduit les incompatibilités.

Pour quelqu’un dont la bibliothèque est principalement composée de jeux solo, Linux est devenu beaucoup plus facile à envisager.

La situation est plus complexe pour certains jeux multijoueurs compétitifs.

Les anti-triches restent le principal obstacle

Valve confirme que Proton prend en charge plusieurs technologies anti-triche populaires, notamment Easy Anti-Cheat et BattlEye.

Mais le développeur du jeu doit activer ou configurer correctement cette compatibilité.

Valve précise également que les solutions anti-triche nécessitant un accès profond au noyau du système ne sont actuellement pas prises en charge de la même manière.

Conséquence : un jeu peut fonctionner parfaitement sous Proton tandis qu’un autre utilisant une technologie similaire peut refuser de démarrer.

Avant de remplacer Windows sur un PC gaming, vérifiez donc vos jeux indispensables individuellement.

Des bases communautaires comme ProtonDB peuvent fournir une indication utile, même si elles ne remplacent pas les informations officielles de l’éditeur du jeu.

Bazzite transforme presque un PC en console Linux

L’influence du Steam Deck a aussi entraîné l’apparition de systèmes très orientés gaming.

Bazzite est l’un des plus intéressants.

Cette distribution est construite pour proposer une expérience proche de SteamOS sur différents PC et consoles portables.

Elle peut utiliser KDE Plasma ou GNOME sur un ordinateur classique et proposer un mode gaming adapté à la manette sur certains matériels compatibles.

Bazzite indique que la majorité des jeux Windows solo peuvent aujourd’hui fonctionner grâce à Proton, tout en avertissant que certains jeux multijoueurs restent bloqués par leurs systèmes anti-triche.

Pour le mode Steam Gaming, le projet recommande particulièrement les GPU AMD modernes. Les GPU Intel Arc sont également pris en charge avec quelques restrictions, tandis que Nvidia conserve davantage de limitations dans certains scénarios.

Bazzite constitue donc une excellente option pour transformer un PC en machine orientée Steam, mais ce n’est pas forcément la distribution que nous recommanderions en premier pour quelqu’un qui souhaite simplement remplacer Windows pour faire de la bureautique.

Le Web a également rendu Linux beaucoup plus facile à adopter

Un autre changement important ne vient pas directement de Linux.

Il vient des logiciels eux-mêmes.

Une quantité considérable d’outils utilisés quotidiennement est désormais disponible dans le navigateur.

C’est le cas notamment de nombreux services de :

  • messagerie ;
  • bureautique ;
  • gestion de projet ;
  • visioconférence ;
  • stockage cloud ;
  • création graphique légère ;
  • développement.

Chrome, Firefox et Edge existent sous Linux.

Microsoft confirme également que Microsoft 365 pour le Web fonctionne sous Linux avec Edge, Firefox et Chrome, même si certaines fonctionnalités peuvent être indisponibles.

Pour quelqu’un dont l’environnement de travail repose principalement sur un navigateur, le choix du système d’exploitation devient donc beaucoup moins contraignant qu’il y a quinze ans.

Quelles applications populaires fonctionnent sous Linux ?

Application / service Situation sous Linux
Google Chrome Version Linux officielle
Firefox Version Linux officielle
Microsoft Edge Version Linux officielle
Steam Version Linux officielle
Spotify Disponible sous Linux
Discord Disponible sous Linux
Visual Studio Code Version Linux officielle
Microsoft 365 Applications web disponibles
LibreOffice Disponible nativement
Blender Disponible nativement
Adobe Photoshop Desktop Pas de version Linux officielle
Adobe Premiere Pro Pas de version Linux officielle

Adobe reste l’un des principaux obstacles au passage à Linux

Linux a progressé, mais certains problèmes importants subsistent.

Adobe Creative Cloud reste l’un des plus gros freins pour les créatifs professionnels.

Adobe concentre officiellement le support de ses applications Creative Cloud de bureau sur Windows et macOS.

Photoshop, Illustrator, Premiere Pro et After Effects ne disposent donc toujours pas de versions Linux de bureau officiellement prises en charge.

Des alternatives existent :

  • GIMP ;
  • Krita ;
  • Inkscape ;
  • Darktable ;
  • Blender ;
  • DaVinci Resolve pour certains usages vidéo.

Mais une alternative n’est pas nécessairement un remplacement complet.

Une agence utilisant des fichiers Photoshop complexes, des plugins After Effects ou des workflows Adobe spécifiques ne peut pas forcément basculer vers Linux sans modifier toute son organisation.

Si votre travail dépend de Creative Cloud, ne supprimez pas Windows avant d’avoir testé une véritable solution de remplacement.

Microsoft Office peut aussi poser problème dans certains environnements

Microsoft 365 dans le navigateur répond parfaitement à de nombreux usages simples.

LibreOffice et OnlyOffice peuvent également ouvrir et modifier les formats DOCX, XLSX et PPTX.

Mais les utilisateurs professionnels doivent faire attention à plusieurs éléments :

  • macros Excel avancées ;
  • compléments propriétaires ;
  • Microsoft Access ;
  • documents particulièrement complexes ;
  • workflows automatisés conçus spécifiquement pour Office sous Windows.

Si votre entreprise dépend de ces fonctions, conserver Windows ou une machine Windows dédiée peut rester nécessaire.

Les périphériques sont-ils compatibles avec Linux ?

Les composants courants sont généralement beaucoup mieux reconnus qu’autrefois.

Claviers, souris, cartes réseau, écrans ou périphériques USB standards fonctionnent souvent immédiatement.

Mais des difficultés peuvent subsister avec :

  • certaines interfaces audio professionnelles ;
  • les logiciels RGB propriétaires ;
  • des imprimantes ou scanners spécifiques ;
  • certaines cartes Wi-Fi ;
  • des périphériques gaming nécessitant leur logiciel Windows ;
  • du matériel professionnel très spécialisé.

C’est précisément pour cette raison que nous recommandons d’essayer Linux depuis une clé USB avant toute installation définitive.

Linux offre beaucoup plus de liberté de personnalisation

Linux ne possède pas une seule interface.

C’est l’une de ses particularités les plus déroutantes au départ, mais aussi l’un de ses plus grands avantages.

Plusieurs environnements de bureau existent.

Cinnamon

Cinnamon est développé notamment pour Linux Mint et reprend beaucoup de conventions familières aux utilisateurs de Windows.

Il offre une barre inférieure, un menu d’applications et un fonctionnement très traditionnel des fenêtres.

KDE Plasma

KDE Plasma est particulièrement personnalisable.

Il est possible de modifier profondément le panneau, les menus, les widgets, les bureaux virtuels, les comportements des fenêtres et l’apparence générale du système.

GNOME

GNOME adopte au contraire une approche plus minimaliste et moins directement comparable à Windows.

Ubuntu et Fedora Workstation utilisent notamment GNOME, avec certaines adaptations selon les distributions.

Xfce

Xfce privilégie la légèreté et la simplicité.

Il peut constituer un excellent choix pour une machine ancienne disposant de moins de ressources.

Linux permet aussi de rester avec un compte entièrement local

Pour certains utilisateurs, c’est un argument important.

De nombreuses distributions Linux permettent de créer simplement un compte utilisateur local sans devoir le relier à un compte cloud d’un éditeur.

Windows 11 Famille et Windows 11 Professionnel destinés à un usage personnel exigent officiellement une connexion Internet et un compte Microsoft lors de la configuration initiale.

Linux Mint, Debian ou Fedora n’imposent pas ce type de fonctionnement pour utiliser le système.

Cela ne signifie pas que Linux fonctionne sans services en ligne : vous pouvez naturellement connecter Google, Microsoft, Dropbox ou d’autres services si vous le souhaitez.

La différence est que cette connexion reste généralement un choix séparé de l’utilisation du système lui-même.

Linux est-il meilleur pour la vie privée ?

Il est difficile de répondre par un simple oui ou non à l’échelle de toutes les distributions.

Linux offre néanmoins plusieurs avantages à l’utilisateur qui souhaite davantage de contrôle.

Une grande partie de son écosystème est open source et de nombreuses distributions collectent beaucoup moins de données liées à l’utilisation du système que certaines plateformes commerciales.

Vous pouvez également choisir beaucoup plus librement les services cloud que vous installez ou non.

Mais installer Linux ne rend pas automatiquement votre navigation privée.

Si vous utilisez Chrome connecté à Google, Facebook, TikTok ou d’autres services en ligne, ces plateformes continuent naturellement d’appliquer leurs propres mécanismes de collecte de données.

Linux offre davantage de contrôle sur le système. Il ne supprime pas la collecte de données réalisée par les services que vous choisissez d’utiliser.

Linux est-il plus sécurisé que Windows ?

Linux dispose de plusieurs avantages structurels, notamment son modèle de permissions, ses dépôts logiciels et la séparation entre un utilisateur classique et les privilèges administrateur.

Mais affirmer que Linux ne peut pas être infecté ou piraté serait faux.

Linux n’est pas invulnérable.

Une machine non mise à jour, un mot de passe faible, un logiciel compromis ou une mauvaise configuration peuvent permettre une attaque.

Les bonnes pratiques restent donc les mêmes :

  • installer les mises à jour ;
  • utiliser des logiciels provenant de sources fiables ;
  • sauvegarder régulièrement ses données ;
  • utiliser des mots de passe solides ;
  • ne pas désactiver inutilement les protections du système ;
  • ne pas copier aveuglément des commandes trouvées sur Internet.

Ce dernier point est particulièrement important.

Une commande utilisant sudo peut obtenir des privilèges administrateur. Ne l’exécutez jamais simplement parce qu’un inconnu la recommande sur un forum.

Pourquoi les développeurs utilisent autant Linux ?

C’est historiquement l’un des domaines où Linux est le plus présent.

Une grande partie des serveurs qui font fonctionner le Web utilisent Linux.

Les outils modernes de développement, de conteneurisation, de cloud et d’intelligence artificielle possèdent donc souvent un excellent support Linux.

On retrouve notamment :

  • Git ;
  • Python ;
  • Node.js ;
  • Docker ;
  • Kubernetes ;
  • Visual Studio Code ;
  • PyTorch ;
  • les outils Nvidia CUDA selon le matériel et les distributions.

Windows a beaucoup progressé grâce à WSL, qui permet de disposer d’un environnement Linux au sein de Windows.

Mais pour quelqu’un travaillant quotidiennement avec des technologies déployées ensuite sur des serveurs Linux, disposer directement d’un environnement Linux natif reste particulièrement pratique.

L’intelligence artificielle contribue aussi au retour de Linux

L’explosion de l’IA renforce indirectement la place de Linux.

Une part considérable des infrastructures d’entraînement et d’inférence fonctionne sous Linux.

Les développeurs souhaitant expérimenter avec :

  • des modèles d’IA locaux ;
  • PyTorch ;
  • des GPU ;
  • des conteneurs ;
  • des outils Python ;
  • des serveurs d’inférence ;

rencontrent donc très rapidement Linux dans leur environnement de travail.

Cela ne signifie pas que Windows ne peut pas faire fonctionner ces technologies. Mais Linux reste une plateforme de premier plan dans les data centers et dans une grande partie de l’écosystème IA.

Quelle distribution Linux choisir en 2026 ?

Voilà probablement la question qui bloque le plus les nouveaux utilisateurs.

Linux Mint, Ubuntu, Fedora, Debian, Arch, Bazzite, CachyOS, Pop!_OS…

Il existe énormément de distributions.

Notre conseil est pourtant simple : ne passez pas plusieurs semaines à chercher la distribution parfaite.

Distribution Pour qui ? Principal avantage
Linux Mint 22.3 Cinnamon Débutant venant de Windows Interface familière et simple
Ubuntu 26.04 LTS Débutant, étudiant, usage général Écosystème et documentation
Fedora Workstation 44 Développeur, PC récent Logiciels et technologies récents
Debian 13 Utilisateur privilégiant la stabilité Stabilité et cycle de support
Bazzite PC gaming / console portable Steam et gaming Linux

Linux Mint 22.3 : notre recommandation pour débuter

Pour un utilisateur de Windows qui veut découvrir Linux, Linux Mint 22.3 Cinnamon est probablement le choix le plus simple en 2026.

Linux Mint 22.3, nom de code « Zena », est sorti le 13 janvier 2026.

Il s’agit d’une version bénéficiant d’un support à long terme jusqu’en avril 2029.

Linux Mint annonce comme configuration :

  • 2 Go de RAM minimum ;
  • 4 Go recommandés pour un usage confortable ;
  • 20 Go d’espace disque minimum ;
  • 100 Go recommandés lorsque l’espace est disponible.

Son interface Cinnamon possède l’avantage d’être immédiatement compréhensible pour quelqu’un venant de Windows.

Si votre ordinateur est réellement ancien, Linux Mint existe également avec Xfce, un environnement plus léger.

Ubuntu 26.04 LTS : le choix le plus universel

Ubuntu reste probablement la distribution Linux la plus connue auprès du grand public.

Ubuntu 26.04 LTS bénéficie de cinq années de support standard jusqu’en avril 2031.

Canonical indique pour Ubuntu Desktop 26.04 :

  • processeur double cœur à 2 GHz ou supérieur ;
  • 6 Go de RAM minimum pour une expérience confortable ;
  • 25 Go d’espace libre.

Canonical conseille Xubuntu ou Lubuntu pour les machines disposant de ressources plus limitées.

Le principal avantage d’Ubuntu reste son énorme quantité de documentation.

Si un périphérique, un logiciel ou une configuration pose problème, il existe de fortes chances qu’un autre utilisateur ait déjà documenté la solution.

Fedora Workstation 44 : pour un PC récent

Fedora Workstation 44 est sortie le 28 avril 2026.

Elle constitue une excellente alternative pour ceux qui veulent profiter rapidement des versions récentes du noyau Linux, de GNOME, de Mesa et d’autres composants système.

Cela peut être particulièrement intéressant avec du matériel récent.

Fedora est également très appréciée dans le monde du développement.

Son rythme de nouvelles versions est cependant plus soutenu que celui d’une Ubuntu LTS ou de Debian.

Debian 13 : priorité à la stabilité

Debian suit une approche différente.

La distribution privilégie avant tout la stabilité de ses composants.

La version stable actuelle est Debian 13 « Trixie ». Sa révision 13.6 a été publiée en juillet 2026.

Debian prévoit un support complet jusqu’en août 2028, puis un support LTS jusqu’au 30 juin 2030.

Debian est beaucoup plus facile à installer et utiliser qu’il y a quelques années, mais nous continuerions à conseiller Mint ou Ubuntu en priorité à quelqu’un qui n’a jamais touché Linux.

Bazzite : le meilleur choix pour certains PC gaming

Si votre objectif est principalement de transformer une machine en console Steam, Bazzite mérite une attention particulière.

La distribution demande notamment :

  • un processeur x86-64 quadricœur à 2 GHz ou plus ;
  • 8 Go de RAM ;
  • une carte graphique compatible Vulkan 1.3 ;
  • 50 Go d’espace disponible sur SSD ;
  • UEFI.

La compatibilité exacte dépend fortement de la carte graphique et du type de machine.

Pour un ordinateur classique destiné à la bureautique, Mint reste plus simple. Pour une machine gaming, Bazzite peut au contraire être l’une des expériences Linux les plus intéressantes.

Quelle distribution Linux choisir si vous venez de Windows ?

Si vous voulez une réponse sans passer des heures à comparer :

installez Linux Mint Cinnamon.

Utilisez-le quelques jours.

Vous saurez ensuite beaucoup mieux ce que vous aimez ou non et pourrez éventuellement tester Ubuntu, Fedora ou une autre distribution.

Changer de distribution tous les trois jours est une excellente façon d’apprendre Linux, mais une très mauvaise façon de commencer à utiliser réellement son ordinateur.

Peut-on essayer Linux sans supprimer Windows ?

Oui, et c’est même la méthode que nous recommandons.

Linux Mint, Ubuntu, Fedora et plusieurs autres distributions disposent d’un mode Live USB.

Le fonctionnement est simple :

  • vous téléchargez une image ISO ;
  • vous l’installez sur une clé USB bootable ;
  • vous démarrez l’ordinateur depuis cette clé ;
  • Linux se lance temporairement ;
  • vous pouvez tester le système sans l’installer sur votre SSD.

Lorsque vous redémarrez normalement le PC sans la clé, Windows démarre comme avant.

Les performances depuis une clé USB peuvent naturellement être inférieures à celles d’une installation sur SSD.

Comment passer de Windows à Linux : notre méthode en 8 étapes

Étape 1 : sauvegardez absolument vos fichiers

Avant toute modification des partitions ou du système d’exploitation, créez une sauvegarde.

Copiez vos fichiers essentiels vers :

  • un SSD externe ;
  • un disque dur externe ;
  • un NAS ;
  • un service de stockage cloud ;
  • idéalement plusieurs destinations.

Une installation de système d’exploitation peut toujours provoquer une perte de données en cas d’erreur.

Étape 2 : faites la liste de vos logiciels indispensables

Ne commencez pas par demander « Est-ce que Linux peut remplacer Windows ? ».

Posez-vous plutôt cette question :

« Est-ce que Linux peut faire fonctionner les dix logiciels et jeux dont j’ai réellement besoin ? »

Vérifiez notamment :

  • vos logiciels professionnels ;
  • Adobe Creative Cloud ;
  • Microsoft Office ;
  • vos jeux multijoueurs ;
  • les logiciels de vos périphériques ;
  • votre VPN professionnel ;
  • les logiciels imposés par votre entreprise ou votre établissement.

Étape 3 : téléchargez Linux depuis le site officiel

Évitez les sites de téléchargement tiers.

Utilisez directement les pages officielles :

Lorsque le projet fournit une somme SHA256 ou un mécanisme de vérification, vous pouvez également vérifier l’intégrité de l’image téléchargée.

Étape 4 : créez une clé USB bootable

Une clé de 8 Go ou plus suffit généralement pour les distributions grand public courantes.

Depuis Windows, un outil comme Rufus peut écrire l’image ISO sur la clé.

Attention : les données présentes sur cette clé seront normalement supprimées pendant la création du support d’installation.

Étape 5 : démarrez depuis la clé USB

Redémarrez ensuite l’ordinateur et ouvrez son menu de démarrage.

Selon le fabricant, la touche utilisée peut être F12, F9, F10, Échap ou une autre commande.

Sélectionnez ensuite la clé USB.

Étape 6 : testez Linux avant de l’installer

C’est une étape que beaucoup de débutants sautent alors qu’elle est essentielle.

Avant de cliquer sur « Installer », vérifiez :

  • le Wi-Fi ;
  • le Bluetooth ;
  • le son ;
  • le clavier ;
  • le pavé tactile ;
  • la webcam ;
  • la luminosité ;
  • la sortie HDMI ou USB-C si vous l’utilisez ;
  • votre souris ;
  • éventuellement votre imprimante.

Une incompatibilité découverte dans le mode Live peut vous éviter beaucoup de problèmes après l’installation.

Étape 7 : choisissez entre dual boot et remplacement de Windows

Vous avez ensuite plusieurs possibilités.

Méthode Avantage Inconvénient
Linux uniquement Installation simple et tout l’espace disponible Windows est supprimé
Dual boot Windows + Linux Permet de conserver les deux systèmes Gestion des partitions plus complexe
Linux sur un deuxième SSD Très bonne séparation des systèmes Nécessite un second disque

Si votre ordinateur possède deux SSD, installer Linux sur le deuxième est souvent notre solution préférée pour débuter.

Étape 8 : utilisez Linux plusieurs semaines avant d’effacer Windows

Ne prenez pas votre décision définitive après une heure.

Installez vos applications.

Travaillez avec le système.

Lancez vos jeux.

Utilisez votre imprimante et vos périphériques.

Après quelques semaines, vous saurez naturellement si vous avez encore besoin de démarrer régulièrement Windows.

Si Windows ne vous sert plus, vous pourrez alors envisager une migration complète.

Attention à BitLocker avant le dual boot

Les PC Windows récents peuvent utiliser BitLocker ou le chiffrement de l’appareil.

Ce point mérite une attention particulière avant de modifier les partitions.

Conservez votre clé de récupération BitLocker avant toute manipulation.

Les installateurs Linux peuvent également afficher des avertissements lorsque la partition Windows est chiffrée et qu’ils ne peuvent pas la redimensionner correctement.

Ne désactivez jamais BitLocker sans disposer auparavant d’une sauvegarde et de votre clé de récupération.

Que faire après avoir installé Linux ?

Une fois le système démarré pour la première fois :

  • installez les mises à jour ;
  • vérifiez les éventuels pilotes recommandés ;
  • installez votre navigateur ;
  • configurez une solution de sauvegarde ;
  • installez Steam si vous jouez ;
  • ajoutez vos logiciels habituels ;
  • connectez vos services cloud si nécessaire ;
  • importez vos favoris et mots de passe.

Résistez à la tentation de modifier immédiatement chaque élément du système.

Utilisez d’abord Linux normalement pendant quelques jours.

Flatpak a simplifié l’installation des applications

L’une des anciennes difficultés de Linux était sa fragmentation logicielle.

Debian et Ubuntu utilisent notamment des paquets DEB. Fedora utilise RPM. D’autres distributions suivent encore d’autres modèles.

Des technologies comme Flatpak réduisent aujourd’hui une partie de cette complexité.

Une même application Flatpak peut être distribuée pour différentes distributions.

Flathub constitue ainsi une sorte de catalogue d’applications multiplateforme pour Linux.

Pour l’utilisateur débutant, l’expérience se rapproche davantage de celle d’une boutique d’applications classique.

Linux est-il vraiment plus léger que Windows ?

Pas automatiquement.

Un système Linux moderne avec GNOME, plusieurs applications Electron et Chrome avec trente onglets peut lui aussi consommer beaucoup de mémoire.

La différence est surtout que Linux offre davantage de choix.

Vous pouvez adapter l’environnement graphique au matériel :

  • GNOME pour une expérience moderne ;
  • KDE Plasma pour la personnalisation ;
  • Cinnamon pour une interface familière ;
  • Xfce pour une machine plus légère ;
  • LXQt pour des configurations encore plus modestes.

Linux Mint 22.3 demande 2 Go de RAM au minimum et en recommande 4 Go pour une utilisation confortable.

Ubuntu 26.04 LTS recommande au contraire au moins 6 Go de RAM pour une bonne expérience avec Ubuntu Desktop.

Dire que « Linux utilise toujours moins de RAM que Windows » serait donc trop simpliste.

Linux est-il vraiment gratuit ?

La plupart des distributions destinées au grand public sont téléchargeables et utilisables gratuitement.

Linux Mint, Ubuntu, Debian, Fedora ou Bazzite ne demandent pas l’achat d’une licence Windows traditionnelle pour être installés.

Certaines entreprises commercialisent néanmoins du support, des services professionnels ou des fonctions supplémentaires.

Sur un ordinateur neuf vendu avec Windows, l’économie est assez théorique puisque la licence Windows est généralement déjà incluse dans le prix du PC.

L’intérêt économique de Linux devient beaucoup plus concret lorsqu’il permet de continuer à utiliser plusieurs années un ordinateur que son propriétaire pensait devoir remplacer.

À qui Linux convient-il particulièrement en 2026 ?

Linux est désormais une option très crédible pour :

  • les utilisateurs travaillant principalement dans un navigateur ;
  • les étudiants ;
  • les développeurs ;
  • les propriétaires d’anciens PC Windows 10 ;
  • les personnes cherchant davantage de personnalisation ;
  • les utilisateurs intéressés par les logiciels libres ;
  • les joueurs dont les jeux fonctionnent sous Proton ;
  • les personnes souhaitant construire un PC-console autour de Steam ;
  • les utilisateurs souhaitant davantage de contrôle sur leur système.

À qui déconseillons-nous de supprimer Windows ?

Une migration complète est beaucoup moins évidente si vous dépendez quotidiennement :

  • d’Adobe Creative Cloud ;
  • d’un logiciel professionnel disponible uniquement sous Windows ;
  • de macros et compléments Microsoft Office complexes ;
  • d’un jeu compétitif incompatible avec Linux ;
  • d’un périphérique nécessitant un logiciel Windows propriétaire ;
  • d’un environnement informatique imposé par votre entreprise.

Dans ce cas, le dual boot peut représenter un excellent compromis.

Faut-il quitter Windows 11 pour Linux ?

Si Windows 11 fonctionne parfaitement pour vous, il n’existe aucune obligation de changer de système uniquement parce que Linux gagne en popularité.

Un système d’exploitation est un outil.

Si Windows fait fonctionner tous vos logiciels, jeux et périphériques et que son fonctionnement vous convient, rester sous Windows est parfaitement rationnel.

Linux devient plus intéressant si vous souhaitez :

  • davantage de contrôle ;
  • plus de personnalisation ;
  • un environnement de développement Linux natif ;
  • une machine orientée open source ;
  • réduire votre dépendance à certains services intégrés ;
  • expérimenter un système différent.

Faut-il remplacer Windows 10 par Linux ?

C’est ici que le choix devient beaucoup plus intéressant.

Si votre PC Windows 10 est officiellement compatible avec Windows 11 et que vous souhaitez rester dans l’écosystème Microsoft, la migration vers Windows 11 reste la solution la plus simple.

Si votre ordinateur reste performant mais n’est pas officiellement compatible avec Windows 11, Linux mérite clairement d’être testé avant d’acheter une nouvelle machine.

Un PC équipé d’un SSD, d’un processeur encore raisonnablement performant et de 8 ou 16 Go de RAM peut encore rendre de très bons services sous Linux.

Linux ne rendra pas un vieux processeur plus puissant, mais il peut permettre de continuer à utiliser un système maintenu et moderne sur du matériel que Windows 11 ne prend pas officiellement en charge.

Notre méthode pour passer à Linux sans regret

La mauvaise méthode serait :

télécharger Linux → effacer Windows → découvrir ensuite que votre logiciel indispensable ne fonctionne pas.

Nous recommandons exactement l’inverse.

Commencez par dresser la liste de vos logiciels, jeux et périphériques indispensables.

Téléchargez ensuite Linux Mint 22.3 Cinnamon.

Créez une clé USB Live et vérifiez que tout votre matériel fonctionne.

Si le système vous convient, installez-le à côté de Windows ou sur un deuxième SSD.

Utilisez Linux réellement pendant quelques semaines.

Si vous constatez que vous ne démarrez presque plus Windows, vous pourrez alors envisager de supprimer celui-ci.

Passer à Linux ne doit pas être un saut dans le vide. Vous pouvez effectuer la transition progressivement.

FAQ : Linux en 2026

Pourquoi Linux revient-il à la mode ?

La fin du support de Windows 10, les exigences de Windows 11, les progrès de Steam et Proton, le Steam Deck et l’amélioration des distributions destinées au grand public rendent Linux beaucoup plus accessible qu’auparavant.

Quelle distribution Linux choisir pour débuter ?

Linux Mint 22.3 Cinnamon est notre recommandation principale pour une personne habituée à Windows. Ubuntu 26.04 LTS constitue également un excellent choix.

Linux est-il gratuit ?

Oui. La majorité des distributions grand public comme Linux Mint, Ubuntu, Fedora et Debian peuvent être téléchargées et installées gratuitement.

Linux fonctionne-t-il sur un ancien PC Windows 10 ?

Oui dans de nombreux cas. La compatibilité exacte dépend cependant du processeur, de la carte graphique, de la puce Wi-Fi et des périphériques. Une session Live permet de vérifier le matériel avant l’installation.

Peut-on essayer Linux sans l’installer ?

Oui. Une clé USB Live permet de démarrer Linux temporairement sans remplacer Windows sur le SSD.

Peut-on garder Windows et Linux sur le même PC ?

Oui. Cette configuration est appelée dual boot. Un menu au démarrage permet de choisir le système que vous souhaitez lancer.

Steam fonctionne-t-il sous Linux ?

Oui. Steam dispose d’un client Linux et Proton permet de lancer de nombreux jeux initialement développés pour Windows.

Tous les jeux Windows fonctionnent-ils sous Linux ?

Non. De nombreux jeux fonctionnent parfaitement, mais certains titres multijoueurs restent incompatibles en raison notamment de leur système anti-triche.

Photoshop fonctionne-t-il sous Linux ?

Adobe ne propose toujours pas de version Linux officielle de Photoshop Desktop en 2026. Des alternatives existent, mais elles ne remplacent pas forcément Photoshop dans un environnement professionnel.

Microsoft Office fonctionne-t-il sous Linux ?

Microsoft 365 pour le Web fonctionne officiellement sous Linux dans Edge, Firefox et Chrome, avec certaines limitations. Les applications Office de bureau classiques ne disposent pas d’une version Linux comparable aux versions Windows et macOS.

Linux nécessite-t-il de connaître des commandes ?

Non pour les usages courants avec des distributions comme Linux Mint ou Ubuntu. Le terminal reste utile pour certaines tâches avancées, mais il n’est pas indispensable pour naviguer, installer de nombreuses applications ou utiliser son ordinateur quotidiennement.

Linux est-il plus rapide que Windows ?

Cela dépend de la distribution, de l’environnement graphique et du matériel. Les distributions légères peuvent être particulièrement intéressantes sur d’anciens PC, mais Linux n’est pas systématiquement plus rapide dans toutes les situations.

Linux est-il plus sécurisé que Windows ?

Linux dispose de solides mécanismes de sécurité mais n’est pas invulnérable. Les mises à jour, les sauvegardes, la gestion des permissions et la prudence de l’utilisateur restent indispensables.

Linux est-il intéressant après la fin de Windows 10 ?

Oui, particulièrement lorsque le PC fonctionne encore correctement mais n’est pas officiellement compatible avec Windows 11. Tester Linux peut être plus pertinent que remplacer immédiatement l’ordinateur.

Pourquoi 2026 pourrait marquer un tournant pour Linux sur PC

Linux ne va probablement pas détrôner Windows à court terme.

Et ce n’est pas nécessaire pour que la situation actuelle soit intéressante.

Pendant longtemps, Linux demandait à l’utilisateur de faire plusieurs compromis simultanément : moins de logiciels commerciaux, beaucoup moins de jeux compatibles, davantage de configuration et un matériel parfois capricieux.

Une grande partie de ces obstacles a diminué.

Steam et Proton ont transformé le gaming Linux. Les applications web ont réduit la dépendance aux logiciels exclusivement Windows. Linux Mint, Ubuntu et Fedora sont beaucoup plus accessibles. Et la fin de Windows 10 donne à des millions de PC vieillissants une raison supplémentaire de regarder ailleurs.

Il reste des limites importantes, notamment Adobe, certains logiciels professionnels et les jeux utilisant des anti-triches incompatibles.

Mais la question a changé.

Il y a quelques années, on pouvait demander : « Pourquoi utiliser Linux sur un PC normal ? »

En 2026, de plus en plus d’utilisateurs peuvent plutôt se demander : « De quels logiciels ai-je réellement besoin pour rester sous Windows ? »

Pour certains, la réponse sera toujours évidente.

Pour les autres, essayer Linux pendant quelques heures depuis une clé USB ne coûte presque rien.

Linux reste un choix minoritaire. Mais il est devenu suffisamment mature pour être, dans de nombreux cas, un choix tout à fait ordinaire.

Sources

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Albert

Journaliste tech depuis 2013, je suis Albert et je décrypte l'actualité high-tech pour la rendre claire et utile au quotidien. Spécialisé dans le hardware, les objets connectés et le gaming, je teste également les logiciels et les outils d'intelligence artificielle qui changent nos usages. Aussi fasciné par l'écosystème Apple que par les configurations PC les plus underground. Passé par plusieurs rédactions de référence comme MacPlus et Phonandroid, je mets cette expérience au service de tests transparents, impartiaux et ancrés dans un usage 100 % réel.
Contactez : contact@techpi.fr

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