xTool M2 lance un 3-en-1 couleur et laser à 599 dollars, moitié prix

xTool M2 lance un 3-en-1 couleur et laser à 599 dollars, moitié prix

xTool M2 arrive avec une promesse simple et rare dans cette gamme de prix : réunir impression couleur CMYK, gravure laser et découpe laser dans une machine fermée à partir de 599 dollars. Lancée autour du 27 mai 2026, la nouvelle venue coûte environ deux fois moins cher que la M1 Ultra de l’an dernier en version de base, tout en ajoutant des caméras de positionnement, un air assist intégré et une tête d’impression enfin passée du CMY au CMYK avec noir dédié.

Le changement est moins anecdotique qu’il n’y paraît. xTool a retiré de l’équation la lame de découpe et le stylo traceur du M1 Ultra pour recentrer sa machine sur un triptyque beaucoup plus clair : imprimer, graver, découper. Le M2 vise donc d’abord les usages craft sur papier, bois, cuir, feutre, stickers ou toile, pas la production lourde ni la gravure industrielle sur métal.

xTool M2 : un tout-en-un recentré, plus rapide et mieux équipé

Sur le plan matériel, le M2 repose sur un châssis unique et des têtes magnétiques interchangeables, détectées automatiquement par xTool Studio. Le module de base est une diode bleue 455 nm de 10 W. Une version 20 W est aussi prévue pour accélérer les coupes et augmenter les épaisseurs acceptées. xTool confirme en parallèle une tête d’impression CMYK et un module infrarouge annoncé selon les sources à 2 à 3 W, destiné à certains métaux et plastiques.

Le saut par rapport au M1 Ultra se joue surtout sur trois points. D’abord la vitesse de gravure, annoncée jusqu’à 600 mm/s, contre 300 mm/s auparavant. Ensuite l’intégration de trois caméras : une dans le capot pour la vue d’ensemble, une sur le chariot pour le suivi rapproché, et une troisième dédiée à la détection de fumée ou de flamme. Enfin, l’air assist et l’extraction sont désormais fournis d’office, là où ils n’étaient pas intégrés sur la génération précédente.

Le format reste celui d’une machine de bureau fermée : 24,4 x 20,5 x 9,8 pouces, soit environ 62 x 52 x 25 cm, pour un poids autour de 10 kg. La zone de gravure atteint 425 x 318 mm. La zone d’impression est plus petite, à 348 x 300 mm dans la fiche technique globale, avec une autre fiche régionale mentionnant 391,5 x 290 mm. Ce décalage suggère une différence entre surface maximale théorique et zone utile recommandée.

À 599 dollars, le ticket d’entrée baisse, mais les options font vite grimper la note

Le prix est l’argument le plus offensif de xTool. La version 10 W Standalone est affichée à 599 dollars après la fin de l’offre de lancement, qui l’avait brièvement ramenée à 549 dollars du 27 mai au 2 juin 2026. Le bundle Color Print & Cut avec tête CMYK apparaît selon les communications entre 699 et 749 dollars. Un pack Deluxe 10 W grimpe à 939 dollars, tandis que les déclinaisons 20 W sont décrites comme 400 dollars plus chères à niveau de bundle équivalent.

Pour la France, il faut évidemment raisonner en TTC. En reprenant les conversions indicatives du rapport et en ajoutant la TVA, le M2 10 W seul se situerait autour de 660 à 700 euros TTC. Le Color Print & Cut 10 W monterait plutôt vers 830 à 880 euros TTC. Et un ensemble 20 W avec couleur et module IR peut rapidement approcher 1 400 à 1 600 euros TTC selon les promotions et le canal de vente.

Le point sensible reste le coût d’usage. La tête CMYK seule est donnée à 169 dollars avec cartouche, mais la cartouche de remplacement coûte 99 dollars et n’est pas rechargeable. Une fiche technique évoque une capacité d’environ 400 pages sur papier standard. Le RA3 Lite, l’accessoire rotatif compatible avec le M2, est à 259 dollars. Le module IR est, lui, mentionné à 499 dollars. Autrement dit, le prix d’appel est agressif, mais l’écosystème peut vite dépasser le seuil psychologique des 1 000 dollars.

Le CMYK progresse nettement, mais le xTool M2 n’est pas une imprimante UV

Le principal progrès qualitatif du M2 face au M1 Ultra vient de son impression CMYK. L’ajout d’un noir dédié améliore le contraste et corrige l’un des défauts les plus souvent reprochés à l’ancien modèle, limité au CMY. Les essais cités dans le rapport décrivent des sorties correctes sur papier d’art mat, avec un rendu plus dense qu’avant, mais encore un peu terne face à un écran OLED ou à un tirage photo haut de gamme. On reste au niveau d’une bonne imprimante jet d’encre grand public, pas d’une solution photo premium.

Cette précision est importante car une partie de la communication autour de la “Color Craft” peut prêter à confusion. Le M2 n’est pas une imprimante UV. Il n’y a ni encre blanche, ni vernis, ni polymérisation UV. L’encre liquide demande donc des supports absorbants ou préparés. Sur papier, carton, bois, toile, feutre ou certains cuirs, la logique tient. Sur verre nu, métal poli ou céramique glacée, il ne faut pas attendre le comportement d’une machine UV spécialisée.

La compatibilité matière reste large côté laser. Officiellement, la machine coupe le bois, l’acrylique opaque, le papier, le carton, la mousse, le MDF, le cuir ou le feutre. En gravure, la liste s’allonge au verre, à la céramique, au liège, au caoutchouc ou à l’aluminium peint. Le 10 W est annoncé à 8 mm de basswood en une passe et 3 mm d’acrylique opaque. Le 20 W monte à 10 mm sur le bois et 8 mm sur l’acrylique opaque, toujours selon les chiffres du fabricant.

Caméras, sécurité et logiciel : un usage domestique mieux cadré, avec encore quelques ratés

C’est probablement là que le M2 se distingue le plus des nombreux lasers diode ouverts vendus à bas prix. L’enceinte est annoncée Class 1, avec arrêt à l’ouverture du capot, bouton d’arrêt d’urgence, couvercle teinté orange et caméra de détection de flamme. L’extraction est intégrée, avec un flexible fourni pour l’évacuation des fumées. Pour un atelier domestique, en particulier en appartement, c’est un argument concret.

Les caméras servent aussi à la préparation des travaux. La vue du capot permet d’aligner le projet sur le matériau, celle de la tête affine le cadrage et le suivi, et xTool Studio s’appuie dessus pour la mise au point automatique. Le logiciel reconnaît également les matériaux xTool via des QR codes imprimés sur les planches officielles, ce qui facilite les réglages mais renforce au passage l’écosystème propriétaire de la marque.

xTool Studio est décrit comme complet pour un usage hobby ou petite activité : gestion par calques, assistants, générateurs de puzzles, boîtes, grilles de test, outils IA et accès à une bibliothèque de projets. Le flux hybride impression puis découpe sans repositionnement physique est l’un des gros atouts du M2.

Tout n’est pas lisse pour autant. Le rapport mentionne un bug sur le générateur de grille de test, qui applique les mêmes réglages à tous les segments au lieu de varier puissance et vitesse. Il note aussi une faiblesse dans l’ordre automatique des opérations : sur un puzzle photo, la machine a d’abord découpé le cadre, ce qui a fait tomber la pièce et ruiné la suite. Le problème se corrige en réordonnant manuellement les calques, mais l’automatisme n’est pas encore assez fiable. Même constat pour les stickers : pas de preset dédié au “kiss cut”, malgré l’insistance marketing sur cet usage.

Face au M1 Ultra et au xTool S1, le M2 choisit clairement son camp

Le M2 abandonne donc des fonctions du M1 Ultra — lame et stylo — pour devenir une machine plus cohérente, plus rapide et moins chère autour du trio impression, gravure, découpe. Pour les utilisateurs très orientés vinyle ou tracé au stylo, la perte n’est pas neutre. Pour les créateurs qui veulent sortir des stickers, puzzles photo, petits jeux, cartes, objets bois imprimés ou personnalisation légère, le recentrage est plus logique.

Reste la comparaison interne la plus délicate : le xTool S1 avec tête diode 40 W. Le rapport le rappelle clairement : si l’impression couleur intégrée ne compte pas, le S1 est mieux armé pour la découpe rapide et profonde, pour un prix qui ne serait pas très éloigné d’un M2 bien équipé. Le M2 garde l’avantage dès qu’il s’agit de produire sur une seule machine des projets hybrides prêts à vendre ou à offrir.

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Albert

Journaliste tech depuis 2013, je suis Albert et je décrypte l'actualité high-tech pour la rendre claire et utile au quotidien. Spécialisé dans le hardware, les objets connectés et le gaming, je teste également les logiciels et les outils d'intelligence artificielle qui changent nos usages. Aussi fasciné par l'écosystème Apple que par les configurations PC les plus underground. Passé par plusieurs rédactions de référence comme MacPlus et Phonandroid, je mets cette expérience au service de tests transparents, impartiaux et ancrés dans un usage 100 % réel.
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