La Nintendo Switch 2 vient de franchir une étape importante dans la scène homebrew. Le chercheur Sammy Hajhamid, connu sous le pseudonyme pepsipu, a détaillé un jailbreak purement logiciel baptisé ns2jb, capable de lancer du code non officiel sur une console utilisant le firmware 23.0.1. Moins de 24 heures après la médiatisation de ses travaux le 22 octobre 2026, un autre développeur a publié une démonstration d’un Homebrew Launcher sur la console. Les images attirent l’attention, mais elles ne signifient pas que la Switch 2 est entièrement ouverte : le jailbreak reste partiel, dépend de plusieurs conditions et ne remplace pas un micrologiciel personnalisé permanent.
Article du 24 octobre 2026. Les capacités décrites sont celles des chercheurs et des démonstrations publiques, pas le résultat d’un test de la console par TechPi. Ce dossier explique l’actualité technique sans fournir de méthode pour contourner les protections de la machine.
Switch 2 et jailbreak : les faits essentiels
- Nom du projet : ns2jb, rendu public par Sammy Hajhamid, alias pepsipu.
- Firmware concerné : la version 23.0.1 est citée par son auteur.
- Technique : chaîne de vulnérabilités logicielles, notamment autour de SmileBASIC 4 et du service de fichiers.
- Résultat démontré : exécution de code natif, applications homebrew expérimentales, modifications de jeux et exploration des sauvegardes, selon l’auteur.
- Nouveauté du 23 octobre : une vidéo montre déjà un Homebrew Launcher, c’est-à-dire un menu destiné aux applications non officielles.
- Limite majeure : jailbreak tethered, à réactiver après un redémarrage, avec ordinateur et conditions spécifiques.
- Réaction observée : SmileBASIC 4 a disparu de plusieurs boutiques eShop, selon des vérifications de médias spécialisés ; Nintendo n’a pas confirmé publiquement la raison précise du retrait.
Qu’a vraiment montré le chercheur Sammy Hajhamid ?
Dans une publication technique de première main, le chercheur explique avoir utilisé plusieurs consoles, des outils de contrôle à distance et des essais répétés pendant environ deux semaines. Il présente son exploit comme un jailbreak sans modification matérielle de la Switch 2. Contrairement aux systèmes qui exigent l’installation d’une puce, celui-ci repose sur des erreurs de logiciels exécutés par la console.
Le point d’entrée se trouve dans un programme de la première Switch, SmileBASIC 4, environnement de programmation compatible avec la nouvelle console. Une erreur de calcul sur des tableaux, puis une faille distincte du service de fichiers de la Switch 2, ont été exploitées pour obtenir davantage de capacités. Le résultat revendiqué comprend l’exécution de programmes non officiels ainsi que certaines opérations sur les fichiers et les jeux.
Pour prouver le concept, pepsipu a notamment modifié Mario Kart World, en intégrant des personnages insolites, comme Cinnamoroll, Peter Griffin ou Hatsune Miku. Ce n’est pas une fonctionnalité disponible dans le jeu vendu par Nintendo : il s’agit d’une manipulation expérimentale de l’auteur de la recherche.
Voir la démonstration vidéo originale de la Switch 2 modifiée
La courte séquence ci-dessous provient du blog de Sammy Hajhamid, qui l’a mise en ligne pour illustrer ses modifications dans Mario Kart World. Elle est intégrée directement dans l’article avec un aperçu et un lecteur vidéo. Si votre navigateur bloque les médias externes, le lien vers la source originale figure également sous le lecteur.
Qu’est-ce qu’un Homebrew Launcher sur Switch 2 ?
Un Homebrew Launcher est un tableau de bord conçu par la communauté pour lancer des programmes non officiellement distribués par le constructeur. Cela peut comprendre des outils expérimentaux, des jeux amateurs ou des utilitaires. Le 23 octobre, un développeur identifié sous le pseudonyme Ravens Claw X a montré une interface navigable au contrôleur et à l’écran tactile, signe que des logiciels simples commencent à fonctionner au-delà du seul exploit de départ.
Selon les articles de Frandroid et de Clubic, la séquence montre une première interface fonctionnelle. Il ne s’agit pas pour autant d’une distribution aboutie comparable aux environnements de la première Switch, ni d’une preuve que toutes les protections de Nintendo sont contournées.
Codex a-t-il réellement piraté la console tout seul ?
C’est l’un des raccourcis les plus trompeurs de cette histoire. Sammy Hajhamid indique avoir utilisé OpenAI Codex pour analyser des logiciels, explorer certaines pistes et accélérer des tâches de programmation. Mais, dans une correction explicite sur son blog, il précise que la consigne spectaculaire lui demandant de « jailbreaker la Switch 2 » était une légende humoristique, pas un compte rendu exact du projet.
Le chercheur insiste au contraire sur les nombreux essais humains et les difficultés rencontrées pendant environ deux semaines. La modification ludique de Mario Kart World, elle, aurait été codée avec l’aide de l’IA en une journée. Le cas illustre donc une collaboration entre chercheur et IA, pas une machine s’emparant seule d’une console sans supervision.
La distinction rejoint l’intérêt croissant pour les agents de programmation Codex et l’écosystème OpenAI : un assistant peut accélérer un travail technique, mais il faut toujours préciser ce qui relève de l’outil, de l’auteur et des résultats réellement vérifiés.
Pourquoi ce n’est pas encore un jailbreak complet
| Capacité | État annoncé au 24 octobre |
|---|---|
| Exécution de code expérimental | Montrée sur l’exemplaire du chercheur |
| Homebrew Launcher | Première démonstration publiée par un autre développeur |
| Modification de jeux | Illustrée avec Mario Kart World |
| Installation d’un custom firmware permanent | Non démontrée par ce projet |
| Fonctionnement autonome après redémarrage | Non : le projet est décrit comme tethered |
| Compatibilité pour tous les utilisateurs | Non établie : matériel, version et logiciel d’entrée comptent |
Le terme anglais tethered signifie ici que l’accès obtenu ne persiste pas automatiquement après extinction et redémarrage. L’utilisation requiert, selon la démonstration, un ordinateur sous Linux ou macOS et des conditions particulières de lancement. Le projet n’est pas une option intégrée aux menus de Nintendo ni une solution stable grand public.
Nintendo a-t-il retiré SmileBASIC 4 de l’eShop ?
Plusieurs médias ont constaté que SmileBASIC 4 n’était plus visible ou téléchargeable sur certaines boutiques eShop après la divulgation. La concomitance est notable, car le logiciel constituait un point d’entrée du jailbreak documenté par le chercheur. Mais il faut distinguer un retrait constaté de sa raison officielle : Nintendo n’a pas publié, dans les sources consultées, d’explication confirmant qu’il s’agit d’une réponse précise à ns2jb.
La disparition d’une fiche de magasin ne signifie pas non plus que toutes les copies déjà achetées cessent immédiatement de fonctionner ou qu’aucune autre faille n’existe.
Quels risques pour les propriétaires de Switch 2 ?
Les modifications non officielles peuvent entraîner instabilité, pertes de sauvegardes, incompatibilités avec les mises à jour et restrictions de comptes ou de services en ligne. Certains outils peuvent aussi provenir de sources malveillantes. Avant toute expérimentation, vérifiez les conditions d’utilisation Nintendo et assurez-vous de disposer d’une sauvegarde licite de vos données.
Il ne faut pas confondre la recherche de sécurité, le développement homebrew et la distribution illicite de jeux commerciaux : les enjeux techniques et juridiques sont distincts. L’actualité ne constitue pas une autorisation de reproduire ou distribuer des œuvres sous droit d’auteur.
Pour le grand public, la recommandation la plus prudente est d’utiliser la console de manière normale et d’attendre les communications officielles sur les correctifs. La stabilité et la sécurité d’une console destinée au jeu quotidien priment sur une démonstration expérimentale.
FAQ : Switch 2, ns2jb et Homebrew Launcher
Le jailbreak fonctionne-t-il sans puce ?
L’auteur le décrit comme purement logiciel et montre des résultats dans les conditions spécifiques de son expérience.
Peut-on installer un custom firmware permanent ?
Ce n’est pas démontré par ns2jb : la méthode actuelle ne persiste pas automatiquement au redémarrage.
Codex a-t-il trouvé toutes les failles sans intervention humaine ?
Non. Le chercheur a expressément corrigé cette interprétation et décrit un travail de plusieurs semaines avec intervention humaine.
Pourquoi parle-t-on d’un Homebrew Launcher ?
Une vidéo publiée le 23 octobre montre un menu capable de lancer des applications amateurs, première étape visible pour la communauté.








