Ubisoft frappe fort : 40 licenciements à Toronto, Splinter Cell survit à la tempête économique

Ubisoft a supprimé 40 postes chez Ubisoft Toronto, soit environ 8 % des effectifs du studio. La maison mère affirme que cette réduction s’inscrit dans la « phase finale » d’un plan mondial de réduction des coûts. Parallèlement, le remake de Splinter Cell reste en développement au sein du studio.

Chiffres clés et portée de la mesure

Ubisoft Toronto compte près de 500 employés. La société a confirmé la suppression d’environ 40 postes le 19 février 2026. Depuis janvier, Ubisoft a lancé une restructuration globale.

Ainsi, le groupe a fermé plusieurs studios et annulé des projets. Au total, Ubisoft vise une réduction d’environ 20 % de ses effectifs à l’échelle du groupe.

Pourquoi cette restructuration ?

La direction relie la décision à des résultats financiers décevants et à des retards répétés sur des productions. Le groupe cherche à réduire ses coûts fixes de 500 millions d’euros depuis 2022. De plus, il cible 200 millions d’euros supplémentaires d’ici deux ans.

En résultat, Ubisoft a fermé les studios de Halifax et Stockholm, et a restructuré d’autres équipes. Par ailleurs, six jeux ont été annulés et le remake de Prince of Persia: The Sands of Time a été stoppé en janvier 2026.

Mesures d’accompagnement pour les salariés

Ubisoft affirme vouloir limiter l’impact social. Le groupe promet des indemnités de départ complètes. Il offre aussi une aide au reclassement et un soutien à la recherche d’emploi.

Dans son communiqué, la société a déclaré : « Cette décision n’a pas été prise à la légère et ne reflète en aucun cas le talent, l’engagement ou la contribution des personnes concernées ».

Effets sur les projets : Splinter Cell préservé

Contrairement à plusieurs annulations récentes, le remake de Splinter Cell reste en production. Ubisoft confirme que le titre d’infiltration poursuit son développement à Toronto.

En outre, Ubisoft Toronto continuera d’apporter son expertise à d’autres franchises, notamment Rainbow Six Siege. Néanmoins, la perte de main-d’œuvre pourrait ralentir d’autres contributions à moyen terme.

Contexte social et réactions internes

Les mesures ont suscité un mouvement social notable. Près de 1 200 employés ont lancé une grève du 10 au 12 février 2026. Des représentants du personnel ont demandé le départ du PDG Yves Guillemot.

De plus, les annonces ont pesé sur le marché. L’action Ubisoft a chuté à son plus bas niveau depuis plus d’une décennie.

Stratégie affichée et critiques

Ubisoft promeut la création de cinq « Creative Houses » pour gagner en agilité. Le groupe mise aussi sur l’intelligence artificielle générative et impose un retour complet au bureau.

Cependant, ces choix ont alarmé certains développeurs. Les analystes restent prudents sur l’efficacité de la stratégie pour relancer la croissance.

Une tendance plus large dans l’industrie

La restructuration d’Ubisoft reflète une difficulté plus générale du secteur. Le rapport 2026 de la Game Developers Conference note que un tiers des employés américains du jeu vidéo ont perdu leur emploi en deux ans.

En outre, 66 % des salariés de studios AAA ont connu des vagues de licenciements au cours des douze derniers mois.

Pour les joueurs et l’avenir des franchises

Ces mouvements entraînent des conséquences concrètes pour les joueurs. Les studios risquent de produire moins de nouvelles licences. Les retards et les annulations devraient rester fréquents.

Ainsi, la pérennité de certaines franchises Ubisoft pourrait dépendre de la réussite de la transformation.

Conclusions

La réduction de 40 postes à Toronto marque une étape importante dans la réorganisation d’Ubisoft. L’éditeur cherche des économies substantielles tout en préservant des projets stratégiques, comme le remake de Splinter Cell.

Cependant, la combinaison de suppressions d’emplois, de grèves et de pertes de confiance boursière pose une question centrale. Ubisoft peut-il stabiliser ses finances sans réduire son potential créatif ?