Avec le Flow 2, Lofree ne bouleverse pas sa formule. La marque préfère corriger les petits défauts de son prédécesseur et affiner une expérience qui fonctionnait déjà très bien.
Nous avons utilisé pendant plusieurs semaines le Lofree Flow 2 en version Space Gray, avec une disposition AZERTY française et les switches tactiles Pulse.
Dans la pratique, le Flow 2 réussit quelque chose d’assez rare : il se fait rapidement oublier en tant que périphérique pour devenir un véritable outil de travail, confortable, élégant et plaisant à utiliser au quotidien.

Contexte et conditions du test
Le clavier a été utilisé principalement pour de la rédaction, de la bureautique et de la saisie de chiffres, avec un peu de jeu en soirée. Il a été connecté à plusieurs appareils : un PC, un Mac et une tablette.
Nous avons testé les trois modes de connexion disponibles : USB-C, Bluetooth et sans-fil 2,4 GHz. Le rétroéclairage a été utilisé régulièrement en faible luminosité et plusieurs touches ont été reconfigurées avec VIA.
Ce n’est donc pas un clavier que nous avons simplement posé quelques heures sur un bureau. Il a accompagné de longues journées d’écriture et de travail, ce qui permet de mieux juger ses qualités, mais aussi les quelques détails qui peuvent agacer à la longue.
Déballage : une première impression immédiatement premium
Le contenu de la boîte va à l’essentiel. On retrouve le clavier, un câble USB-C, quatre touches supplémentaires, le dongle USB pour la connexion 2,4 GHz et la documentation.
Dès que l’on sort le Flow 2 de son emballage, la première chose qui frappe est son poids. Avec ses 870 g, il n’est ni trop lourd ni trop léger. Il possède juste assez de densité pour donner l’impression d’un produit haut de gamme sans devenir pénible à manipuler.
On comprend immédiatement que l’on n’a pas affaire à un clavier en plastique classique. Le châssis est usiné dans un bloc d’aluminium et l’ensemble inspire confiance. Une fois posé sur le bureau, il ne bouge pratiquement pas, même lors d’une frappe soutenue.
La finition mate anodisée est particulièrement réussie. Elle est douce au toucher sans devenir glissante et elle marque très peu les traces de doigts. Dans un setup sobre, à côté d’un écran et de quelques accessoires bien choisis, le Flow 2 trouve naturellement sa place. Il a une allure professionnelle, élégante, sans tomber dans le design trop démonstratif.

Un design sobre, avec une petite touche d’originalité
Le Flow 2 conserve l’identité visuelle minimaliste de la gamme, mais son design n’est pas totalement symétrique. La bordure inférieure et la partie droite du clavier sont légèrement plus épaisses afin d’accueillir la barre tactile latérale.
Ce choix esthétique surprend un peu pendant les premiers jours. Nous avons eu besoin d’un petit temps d’adaptation avant de ne plus vraiment y penser. Ce n’est pas gênant à l’usage, mais les amateurs de lignes parfaitement symétriques le remarqueront immédiatement.
Le câble USB-C coudé est en revanche une bonne idée. Il reste discret sur un bureau chargé et évite qu’un connecteur dépasse inutilement à l’arrière.
Le clavier peut être utilisé totalement à plat ou incliné à 7° grâce aux pieds rétractables. Nous avons rapidement préféré la seconde position, plus naturelle pour les longues sessions de frappe. Une inclinaison intermédiaire aurait toutefois été appréciable afin d’offrir davantage de souplesse.

Le format 100 touches : compact sans sacrifier le pavé numérique
Le Flow 2 adopte un format 96 %. Il conserve un pavé numérique complet, les touches directionnelles et l’essentiel des commandes utiles, tout en supprimant une partie des espaces inutilisés d’un clavier pleine taille classique.
Pour la bureautique et les tableurs, ce format représente un excellent compromis. Le pavé numérique reste immédiatement accessible lorsque l’on saisit des chiffres, mais le clavier occupe moins d’espace sur le bureau qu’un modèle traditionnel.
La disposition compacte demande tout de même un bref temps d’adaptation. Les flèches directionnelles sont plus proches du pavé numérique et certaines touches sont regroupées dans un espace restreint. Dans notre cas, deux ou trois jours ont suffi pour retrouver une frappe naturelle et ne plus commettre d’erreurs.
Le choix entre les différentes versions dépendra surtout de l’usage. Une version 84 touches sera plus facile à transporter. Pour un poste de travail fixe, la version 100 touches nous semble cependant être la plus polyvalente.

Une frappe douce, feutrée et précise
C’est en commençant à écrire que le Lofree Flow 2 devient réellement attachant.
Notre modèle est équipé des switches Pulse, des interrupteurs tactiles low-profile conçus en partenariat avec Kailh. Leur retour est perceptible, mais reste discret. La petite bosse à l’activation permet de sentir chaque pression sans retrouver le bruit sec ou agressif de certains claviers mécaniques.
La frappe peut se résumer en trois mots : douce, feutrée et précise.
Le montage gasket absorbe légèrement chaque appui et apporte une sensation de souplesse très agréable. Le clavier n’est pas mou pour autant : les touches répondent proprement et la course courte limite la fatigue lorsque l’on enchaîne plusieurs heures de rédaction.
Ce confort représente probablement la plus grande réussite du Flow 2. Après quelques jours, on finit par ne plus réfléchir au clavier. Les doigts trouvent naturellement leur place et l’écriture devient fluide. C’est exactement ce que l’on attend d’un bon périphérique de travail.
Un confort convaincant sur les longues journées
Le profil bas facilite l’adoption du clavier et permet de conserver une position assez naturelle. Avec les pieds réglés à 7°, la frappe reste confortable pendant plusieurs heures.
La partie avant du châssis demeure néanmoins légèrement épaisse. Lors des journées les plus longues, nous avons préféré ajouter un petit repose-poignets. Ce n’est pas indispensable pour tout le monde, mais cela améliore sensiblement le confort lorsque l’on passe sa journée à écrire.
Les touches en PBT et polycarbonate double injection offrent une texture agréable. Après plusieurs semaines, elles ne deviennent pas brillantes et les légendes restent parfaitement lisibles. La finition en aluminium ne présente pas non plus de rayures visibles.
L’ensemble donne le sentiment d’avoir été conçu pour durer.
Une acoustique agréable, avec une petite résonance sur les grandes touches
Le son du Flow 2 est globalement réussi. La frappe reste contenue et plutôt feutrée, ce qui permet de l’utiliser dans un bureau sans transformer chaque e-mail en démonstration sonore.
Les switches Pulse possèdent un retour tactile agréable et légèrement plus vivant que des interrupteurs totalement silencieux. Le résultat reste suffisamment discret pour travailler confortablement, y compris pendant de longues sessions.
Nous avons toutefois remarqué une résonance légèrement métallique sur certaines grandes touches, principalement la barre d’espace et, dans une moindre mesure, la touche Entrée. Ce phénomène est également évoqué dans plusieurs essais indépendants.
Rien de rédhibitoire dans notre cas : il faut réellement y prêter attention pour que cela devienne gênant. Une lubrification des stabilisateurs pourrait néanmoins améliorer le rendu acoustique et rendre l’ensemble encore plus homogène.
Une barre tactile séduisante sur le papier, moins convaincante à l’usage
La tranche droite accueille une barre tactile destinée à régler le volume et la luminosité. Le geste est intuitif : il suffit de faire glisser le doigt pour ajuster le niveau souhaité.
L’idée est élégante et cohérente avec le design minimaliste du clavier. Dans la pratique, son emplacement ne nous a pas totalement convaincus.
Au début, nous avons déclenché quelques actions par accident en déplaçant simplement le clavier. Ce n’est pas dramatique, mais suffisamment agaçant pour que nous finissions par désactiver la fonction.
Une molette physique aurait probablement été plus pratique, plus précise et plus naturelle au quotidien. Cette barre tactile n’est donc pas un véritable défaut, puisqu’il est possible de l’ignorer, mais elle ne constitue pas non plus l’argument décisif que l’on aurait pu espérer.

Un rétroéclairage blanc sobre et efficace
Le Flow 2 ne cherche pas à séduire les amateurs de RGB multicolore. Son rétroéclairage est uniquement blanc, avec plusieurs niveaux d’intensité et un mode respiration.
Ce choix correspond parfaitement à l’identité du clavier. L’éclairage reste lisible de jour comme de nuit, sans attirer inutilement l’attention. En soirée, une faible intensité suffit pour distinguer clairement les légendes des touches.
Il s’agit d’un rétroéclairage à la fois utile et esthétique, plutôt que d’un effet visuel destiné à transformer le bureau en sapin de Noël. Pour un setup épuré, c’est exactement ce qu’il faut.
Une connectivité enfin complète
Le premier Flow proposait uniquement une connexion Bluetooth et un mode filaire. Le Flow 2 corrige cette limitation avec trois possibilités :
| Mode de connexion | Usage recommandé |
|---|---|
| USB-C | Travail filaire et recharge |
| Bluetooth 5.3 | Bureautique et bascule entre plusieurs appareils |
| Sans-fil 2,4 GHz | Jeu occasionnel et meilleure réactivité |
En USB-C, le comportement est irréprochable. Il suffit de brancher le clavier pour profiter d’une connexion stable, sans latence perceptible.
Le dongle 2,4 GHz est devenu notre mode privilégié pour jouer. Lors de la première utilisation, il faut penser à activer le bon canal avec le raccourci Fn + 4. Une fois configuré, le clavier s’est montré suffisamment réactif pour du gaming occasionnel.
En Bluetooth, trois appareils peuvent être appairés simultanément. Le basculement entre un PC, un Mac et une tablette s’effectue avec Fn + 1, Fn + 2 ou Fn + 3. Après quelques jours, ces raccourcis deviennent naturels et représentent l’une des fonctions les plus pratiques du clavier.
Un petit regret subsiste : le dongle 2,4 GHz ne possède pas de logement dédié dans le châssis. Il faudra donc faire attention à ne pas le perdre.

Un réveil Bluetooth parfois un peu lent
Le seul problème concret rencontré concerne la sortie de veille automatique. Il arrive que le clavier mette deux ou trois secondes à se réveiller et que la première frappe ne soit pas prise en compte.
Dans un usage quotidien, ce petit délai peut devenir agaçant, notamment lorsque l’on reprend rapidement la rédaction d’un document ou que l’on souhaite saisir un mot de passe.
Nous avons résolu le problème en désactivant la mise en veille automatique. Depuis cette modification, le clavier fonctionne normalement et nous n’avons rencontré ni coupure gênante, ni latence notable, ni problème de stabilité.
Ce défaut mérite d’être signalé, mais il ne remet pas en cause l’expérience globale.
Une autonomie confortable pour un usage professionnel
Le Flow 2 intègre une batterie de 3 000 mAh. Lofree annonce jusqu’à 120 heures d’utilisation avec l’éclairage désactivé et jusqu’à 14 heures lorsque celui-ci fonctionne à pleine intensité.
Dans notre utilisation quotidienne, avec un rétroéclairage modéré et principalement de la bureautique, nous avons tenu environ trois semaines avant de devoir recharger le clavier.
La recharge complète demande un peu plus de trois heures. Il reste évidemment possible de continuer à utiliser le Flow 2 en USB-C pendant ce temps.
Ce n’est pas le clavier le plus endurant du marché, mais son autonomie reste très correcte pour un usage professionnel classique.
VIA : simple, pratique et sans logiciel lourd
La compatibilité VIA constitue l’une des améliorations les plus importantes par rapport au Flow 100 original.
La configuration s’effectue directement depuis le navigateur. Il est possible de réattribuer certaines touches, de créer des raccourcis et de mettre en place des macros sans installer une application lourde en arrière-plan.
Nous avons modifié quelques commandes et créé plusieurs raccourcis en quelques minutes. L’interface n’est pas particulièrement spectaculaire, mais elle remplit efficacement son rôle.
Le clavier ne dispose pas de mémoire embarquée pour conserver automatiquement toutes les personnalisations lors d’un changement de machine. Il faut donc prévoir de recharger sa configuration lorsque l’on passe régulièrement d’un ordinateur à l’autre.
Le Flow 2 reste également hot-swap : les switches peuvent être remplacés sans soudure. Nous n’avons pas encore modifié notre configuration Pulse, qui nous convient très bien, mais la possibilité de faire évoluer le clavier dans le temps est rassurante.
Peut-on jouer avec le Lofree Flow 2 ?
Oui, à condition de garder à l’esprit que le Flow 2 n’est pas un clavier gaming spécialisé.
En USB-C et en 2,4 GHz, le polling rate atteint 1 000 Hz. Pour quelques parties en soirée, le clavier offre une réactivité largement suffisante. Nous n’avons observé ni retard gênant ni coupure pendant nos sessions.
Les switches Pulse apportent également un retour tactile agréable, suffisamment précis pour jouer confortablement.
Les joueurs compétitifs auront cependant intérêt à choisir un modèle plus spécialisé. Le Flow 2 ne propose ni switches magnétiques, ni Rapid Trigger, ni réglage fin du point d’activation. Ce n’est tout simplement pas sa vocation.
Son terrain de jeu naturel reste le bureau, la rédaction et l’utilisation multi-appareils, avec la possibilité de lancer un jeu de temps en temps sans se poser de question.

Un clavier pensé avant tout pour celles et ceux qui écrivent beaucoup
Le Lofree Flow 2 n’est pas un produit universel. Son prix de 199 € dans notre configuration le place clairement dans le haut du panier.
Mais il possède une qualité essentielle : il rend les heures passées devant l’écran plus agréables.
La frappe est confortable, la construction inspire confiance et la finition s’intègre parfaitement dans un setup sobre. Le pavé numérique apporte une vraie valeur ajoutée pour la bureautique et les tableurs, tandis que la connexion Bluetooth à trois appareils facilite le quotidien lorsque l’on alterne entre plusieurs machines.
Après plusieurs semaines, nous ne constatons aucune double frappe, aucune touche défectueuse et aucun problème logiciel bloquant. Les keycaps vieillissent bien et l’aluminium ne présente pas de marques particulières.
Le Flow 2 ne cherche pas à impressionner avec une fiche technique démesurée. Il convainc surtout parce qu’il est agréable à utiliser, jour après jour.
Points forts
- Qualité de fabrication exemplaire
- Châssis en aluminium sobre et élégant
- Frappe douce, feutrée et confortable
- Switches Pulse tactiles très agréables pour la rédaction
- Format compact avec pavé numérique
- Version AZERTY française disponible
- Triple connectivité : USB-C, Bluetooth et 2,4 GHz
- Bascule rapide entre trois appareils Bluetooth
- Polling rate de 1 000 Hz en filaire et en 2,4 GHz
- Compatibilité VIA
- Switches hot-swap
- Rétroéclairage blanc lisible et discret
- Bonne autonomie en usage bureautique
Points faibles
- Tarif élevé
- Barre tactile mal placée et facilement activée par accident
- Résonance légèrement métallique sur la barre d’espace et la touche Entrée
- Réveil Bluetooth parfois lent avec la veille automatique
- Pas de rangement intégré pour le dongle 2,4 GHz
- Une seule inclinaison réglable, sans position intermédiaire
- Pas de mémoire embarquée pour les profils VIA
- Peu adapté aux joueurs compétitifs et aux amateurs de RGB
Verdict
Le Lofree Flow 2 n’est pas parfait, mais il fait partie de ces produits auxquels on s’attache rapidement.
Sa principale qualité ne se résume pas à son châssis en aluminium ou à sa fiche technique. Ce que l’on retient surtout, c’est le plaisir de frappe. Les switches Pulse, le montage gasket et le format low-profile forment un ensemble particulièrement agréable lorsque l’on passe plusieurs heures par jour à écrire.
Le pavé numérique rend la version 100 touches parfaitement adaptée à un poste de travail fixe. La triple connectivité, la compatibilité VIA et le rétroéclairage blanc corrigent plusieurs défauts de la première génération.
Quelques compromis subsistent : la barre tactile nous a davantage agacés que séduits, la sortie de veille peut être lente et les grandes touches présentent une légère résonance métallique. À 199 €, nous aurions également aimé une finition acoustique encore plus homogène.
Ces réserves n’effacent toutefois pas l’essentiel. Après quelques semaines avec le Lofree Flow 2, ce que nous retenons surtout, c’est cette frappe feutrée et ce bloc d’aluminium qui transforment chaque session d’écriture en véritable plaisir — au point d’oublier le prix, le réveil un peu lent et cette barre tactile que nous avons fini par désactiver.
Note finale : 9 / 10
À qui s’adresse le Lofree Flow 2 100 ?
Le clavier conviendra particulièrement :
- aux utilisateurs qui écrivent plusieurs heures par jour ;
- aux professionnels qui utilisent régulièrement un pavé numérique ;
- aux personnes qui alternent entre plusieurs appareils ;
- aux amateurs de setups sobres et minimalistes ;
- à celles et ceux qui recherchent une frappe mécanique agréable sans adopter un clavier épais et encombrant.
Il sera moins adapté :
- aux joueurs compétitifs à la recherche de fonctions avancées ;
- aux utilisateurs qui veulent absolument un clavier très léger et nomade ;
- aux amateurs de RGB coloré ;
- aux budgets plus serrés.
Prix et disponibilité
Le Lofree Flow 2 100 est disponible en plusieurs formats, plusieurs coloris et avec trois types de switches : Surfer linéaires, Void linéaires silencieux et Pulse tactiles.
Le Lofree Flow 2 100 est disponible au prix de 199 €.
Notre méthodologie de test
Chez TechPi, nous testons les produits avec une approche indépendante, transparente et centrée sur l’usage réel. Notre avis repose sur la qualité de fabrication, les performances, le confort, les fonctionnalités, le logiciel, l’autonomie lorsque c’est pertinent, et le rapport qualité-prix.
Pour en savoir plus, consultez notre charte éditoriale et méthodologie de test.








