La NASA a validé dans la nuit du 19 au 20 février 2026 une répétition générale complète de sa fusée Space Launch System (SLS). Ce « wet dress rehearsal » constitue la dernière étape majeure avant le vol habité Artemis 2, dont le décollage pourrait avoir lieu dès le 6 mars 2026. Les équipes ont chargé plus de 2,65 millions de litres de carburant et simulé un compte à rebours complet sur le pas de tir 39B du Centre spatial Kennedy.
Un test décisif sur le pas de tir 39B
Les ingénieurs ont mené le test sur le pas de tir 39B, à Cap Canaveral. Ils ont rempli les réservoirs avec du propergol, principalement de l’hydrogène liquide, puis effectué une séquence de compte à rebours simulé qui a duré jusque tard dans la nuit. La fusée mesure près de 100 mètres. Les opérations se sont déroulées sans incident notable.
Par ailleurs, les équipes ont chargé environ 700 000 gallons de carburant. Ensuite, elles ont contrôlé l’intégrité des systèmes et la coordination des procédures de lancement. Pour plus de contexte sur ce test décisif de la fusée SLS, consultez le rapport publié.
Objectif historique de la mission
Artemis 2 marque le premier vol habité autour de la Lune depuis 1972. L’équipage comptera trois Américains et un Canadien. La mission vise d’abord à valider le vaisseau Orion en contexte lunaire. Ensuite, Artemis 3 visera à déposer deux astronautes sur la surface lunaire vers 2028‑2029.
En somme, Artemis 2 servira de répétition cruciale avant la phase d’exploration habitée et durable prévue sur la Lune.
L’hydrogène liquide, un défi technique majeur
L’hydrogène liquide reste le talon d’Achille du programme. Ce gaz exige des joints et des interfaces de très haute précision. Début février, une première répétition a dû s’interrompre à cause d’une fuite d’hydrogène liquide. Les équipes ont alors remplacé des joints et ajusté les seuils de sécurité le 12 février.
Lors de la répétition du 19‑20 février, les ingénieurs ont surveillé étroitement les concentrations d’hydrogène gazeux. Les mesures sont restées en dessous des limites autorisées. Cette performance rassure quant aux nouveaux joints installés.
Calendrier restant et conditions de lancement
La NASA continue d’analyser les données issues du test. Les ingénieurs prévoient plusieurs jours d’examen avant toute décision finale. L’évaluation complète doit intervenir dans la semaine du 23 au 29 février.
Si tout confirme la fiabilité des systèmes, la fenêtre de lancement s’ouvrira entre le 6 et le 11 mars. Les responsables ont prévu cinq fenêtres d’environ deux heures chacune. Toutes se situent après le coucher du soleil. Enfin, la météo pourra encore influer sur ces dates.
Par ailleurs, l’équipage entrera en quarantaine la semaine du 23‑29 février, conformément aux protocoles de sécurité.
Vers Artemis 3 : corrections et améliorations
La NASA prévoit plusieurs changements pour réduire les risques liés au ravitaillement. Elle étudie la cryogénisation du véhicule avant son arrivée sur le pas de tir. Elle revoit aussi l’interface de chargement du propergol. Ces modifications visent à limiter les manipulations délicates sur place.
De plus, les apprentissages d’Artemis 1 et des répétitions précédentes guident ces choix. Le rapport précise que l’agence poursuit la résolution des problèmes d’interface et des procédures associées.
Conclusion : prudence et préparation
La NASA réaffirme la sécurité comme priorité. Le rapport signale que l’agence ne lancera Artemis 2 que lorsqu’elle se sentira entièrement prête. Le succès de la répétition marque une avancée notable. Cependant, plusieurs étapes techniques et des vérifications restent indispensables.
En résumé, la répétition générale du 19‑20 février rapproche Artemis 2 du décollage habité. Néanmoins, la prudence reste de mise avant d’ouvrir la fenêtre de tir.








