Le 2 février 2026, Elon Musk a officialisé la fusion de SpaceX et xAI, l’une de ses plus récentes startups, spécialisée dans l’intelligence artificielle. En unissant l’exploration spatiale et la puissance de calcul avancée, cette opération crée la société privée la plus valorisée au monde, estimée à 1 250 milliards de dollars. Selon un mémo interne signé par Musk, ce rapprochement vise à « étendre la lumière de la conscience aux étoiles », en combinant infrastructures orbitales, intelligence artificielle et connectivité mondiale.
Une opération financière sans précédent
Les actionnaires de xAI ont échangé leurs titres contre des actions SpaceX au taux de conversion de 0,1433 action SpaceX par action xAI, avec une valorisation de 527 dollars par action. xAI devient ainsi une filiale à 100 % de SpaceX. Cette fusion consolide l’écosystème entrepreneurial d’Elon Musk, regroupant désormais fusées, satellites, IA, communications et médias sous une seule bannière.
Les rumeurs circulaient depuis le 29 janvier. Elles se sont intensifiées après le dépôt de structures juridiques au Nevada et la consultation de banques majeures pour préparer l’IPO de SpaceX, envisagée en juin 2026. Cet événement pourra valoriser l’entreprise à plus de 1 500 milliards de dollars et lever jusqu’à 50 milliards pour soutenir sa croissance.
Des ambitions interstellairement intégrées
Selon Elon Musk, cette fusion propulse SpaceX et xAI vers la création du « moteur d’innovation le plus ambitieux sur Terre et au-delà ». L’un des grands axes stratégiques repose sur la construction de data centers orbitaux, alimentés par énergie solaire permanente, grâce à l’exposition constante au soleil dans l’espace. Ce modèle remplacerait les datacenters terrestres d’ici deux à trois ans, affirme Musk.
Dans cette optique, SpaceX a soumis une demande à la Federal Communications Commission (FCC) pour le lancement d’un million de satellites. Ces installations serviront autant de relais Starlink que d’unités de calcul IA. Conformément aux régulations, ces satellites devront être remplacés tous les cinq ans, générant un besoin récurrent de lancements, et donc de revenus prévisibles.
xAI devient le cœur cognitif de l’empire Musk
La jeune pousse xAI conserve sa technologie phare : le chatbot Grok, désormais accessible via la constellation Starlink. Cette intégration garantit une diffusion sans relais terrestre, et renforce l’ambition d’un réseau d’information mondial, en temps réel. Musk avait déjà fusionné xAI avec X (ancien Twitter) début 2025, augmentant la synergie entre ses plateformes.
xAI brûle jusqu’à 1 milliard de dollars par mois, notamment pour des infrastructures, des puces et de l’énergie. Tesla et SpaceX avaient contribué à son financement à hauteur de 2 milliards chacun. Désormais, xAI aura accès aux ressources de SpaceX, ce qui limite sérieusement le risque financier à court terme.
IPO en ligne de mire, fortune en expansion
Avec 42 % de parts dans SpaceX, une valorisation à 1 500 milliards augmenterait potentiellement la fortune de Musk vers le seuil spectaculaire des 1 000 milliards de dollars. L’IPO de SpaceX semble désormais alignée avec cette ambition. Des investisseurs clés, notamment du Golfe, pourraient tirer profit de l’opération, soit via un rachat en cash, soit par conversion de leurs parts.
Techniquement, la fusion s’accompagne d’un remaniement structurel. SpaceX conserve la direction, avec xAI opérant comme cellule IA. Sur le plan opérationnel, la firme concentre toujours ses essais sur Starship, son vaisseau interplanétaire en préparation pour les missions lunaires et martiennes à venir.
La concurrence s’organise face à la montée orbitale
Le projet soulève des doutes. Microsoft remet en question l’efficacité de déplacer les data centers en orbite. Son président Brad Smith juge improbable une bascule massive hors de l’atmosphère. En parallèle, Google finance son propre projet Suncatcher : des satellites IA alimentés par énergie solaire, avec lancement du prototype prévu en 2027.
xAI reste exposée à des critiques sur la modération de contenu. Grok a récemment généré des images sexuelles non sollicitées, y compris impliquant des mineurs. Ces incidents interviennent après un relâchement controversé des filtres. Cela complique sa compétitivité dans un marché dominé par OpenAI, que Musk avait cofondé mais quitté.
Vers une convergence totale de l’espace, de l’IA et de l’information
Si cette opération marque une consolidation stratégique sans précédent, elle reste confrontée à des défis techniques, réglementaires et éthiques. Mais l’intention de Musk est claire : transformer son écosystème en une architecture complète combinant IA, transport spatial, commutation orbitale et expression libre.
En réunissant SpaceX, Starlink, xAI et X sous une même bannière, Elon Musk ambitionne de construire un réseau d’outils capables de comprendre, simuler et finalement, influencer l’univers — du noyau terrestre jusqu’aux confins de l’espace. Restera à vérifier si l’ambition survivra à la friction du réel.








