Le vibe coding, côté pratique, c’est une méthode de dev où l’IA sert à scaffolder, écrire des patches, déboguer, générer des tests et documenter avec une boucle très courte : prompt → code → run → logs → patch. Voici une version plus technique, orientée résultats, sans théorie.
1) Setup “propre” : IDE + terminal + modèles
IDE : ce qu’il faut activer
Dans VS Code / JetBrains / Cursor / Windsurf :
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Complétions inline (autocomplétion contextuelle)
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Chat latéral (pour demandes longues)
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Actions sur sélection : Explain / Refactor / Generate tests
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Raccourci “apply patch” (ou copier-coller rapide)
Objectif : passer de “question” à “patch” en quelques secondes.
Modèles : local vs cloud
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Local (ex. Ollama) : utile si vous voulez confidentialité + itérations rapides sur de petits modèles.
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Cloud (OpenAI/Anthropic) : utile pour gros refactors, codebase large, multimodal, meilleure qualité globale.
Astuce : gardez les deux. Local pour 80% des micro-tâches, cloud quand ça coince.
2) Gestion du contexte : le minimum qui change tout
Créez 2 fichiers dans le repo :
README.md (court, 30–60 lignes)
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Stack (langage, framework, DB)
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Architecture (2–3 blocs)
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Commandes : run / test / lint
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“Definition of done” (critères concrets)
TODO.md (ou issues)
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Tâches petites et testables (“Ajouter validation X”, “Écrire tests Y”)
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Liens vers fichiers concernés
Ensuite, quand vous parlez à l’IA : collez seulement :
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la section du README utile
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le fichier (ou extrait) concerné
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le message d’erreur/log
3) Les prompts qui produisent du code exploitable (formats)
A) Demander un patch (recommandé)
Quand vous voulez éviter les réponses “blabla” :
Prompt
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“Retourne un patch unifié (git diff) uniquement.”
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“Ne modifie que ces fichiers : …”
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“Contrainte : Node 20 / Python 3.12 / etc.”
Exemple de consigne :
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“Donne un
git diffpour corriger le bug, ajouter la validation, et mettre à jour les tests.”
B) Demander une fonction isolée
Idéal pour micro-tâches :
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“Écris une fonction
parseFoo(input: string): Foo.” -
“Cas limites : …”
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“Complexité : O(n).”
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“Retourne uniquement le code.”
C) Demander une refacto contrôlée
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“Refactorise en gardant l’API publique identique.”
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“Ne change pas le comportement, seulement la structure.”
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“Ajoute typage + erreurs explicites.”
4) Workflow concret : bootstrap d’un projet en 5 minutes
But : obtenir un “vertical slice” exécutable rapidement (serveur, CLI, script).
Prompt type
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“Génère une structure de projet + code minimal exécutable en 5 minutes.”
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“Inclue : Dockerfile (optionnel), lint, tests basiques, CI minimal.”
Exécution réelle
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Vous créez la structure proposée
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Vous lancez :
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npm test/pytest/go test -
npm run dev/python -m …
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Vous collez les erreurs à l’IA
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Vous demandez un patch
C’est mécanique, et ça marche très bien.
5) Débogage assisté : boucle logs → hypothèses → patch
Quand ça plante, ne demandez pas “pourquoi ça marche pas” en vague. Donnez :
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la commande exécutée
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la stack trace complète
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le fichier et les ~40 lignes autour
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votre objectif attendu
Prompt de debug efficace
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“Voici la stack trace + code. Donne 3 causes probables classées, puis un patch pour la cause la plus probable.”
Boucle recommandée
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Run
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Capture logs/trace
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Patch IA
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Run
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Si échec : renvoyer le nouveau log (pas le même)
6) Tests avec l’IA : unit tests, edge cases, property-based
A) Générer les tests d’abord
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“Écris les tests unitaires pour cette fonction, couvre edge cases et erreurs.”
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“Framework : Jest/Vitest/Pytest/Go test…”
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“Retourne un patch + nouveaux fichiers de tests.”
B) Forcer l’IA à définir “correct”
Ajoutez des exigences :
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“Inclure au moins : cas vide, cas très long, caractères invalides, valeurs limites, erreurs attendues.”
C) Property-based / fuzz (logique critique)
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“Génère des tests property-based (Hypothesis / fast-check) pour vérifier invariants.”
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“Invariants : …”
Résultat : moins de régressions, refactors plus sûrs.
7) Documentation auto : garder une base maintenable
Quand vous avancez vite, la doc devient un point dur. Faites-la générer :
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README (installation, commandes, troubleshooting)
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“Architecture overview” (2 pages max)
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ADR (une décision = 1 fichier)
Prompt concret :
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“À partir de ce code + structure, génère un README avec : installation, run, test, variables d’env, endpoints.”
8) Aller au-delà : RAG et multi-agents (quand la codebase grossit)
RAG : éviter “l’IA invente”
Quand le projet dépasse ce que vous pouvez coller en prompt :
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Indexez docs + fichiers clés (README, architecture, modules principaux)
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Ajoutez une étape de retrieval (vector DB)
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Injectez 3–8 extraits pertinents dans le prompt
Concret : l’IA répond avec des références internes, et réduit les hallucinations.
Multi-agents (optionnel)
Utile si vous faites beaucoup de tâches parallèles :
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Agent “planner” : découpe en tâches
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Agent “builder” : génère patches
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Agent “critic” : review + détection de risques
Dans la pratique : vous pouvez simuler ça avec 3 prompts successifs et un format de sortie strict.
9) La boucle “vibe coding” prête à l’emploi (checklist)
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README.mdminimal (stack + run/test) -
Choisir une tâche dans
TODO.md(petite, testable) -
Prompt : “Retourne un git diff”
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Appliquer patch
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Run + tests
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Coller logs si échec
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Patch correctif
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Fin de session : “Résume changements + limites + next steps”
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Coller le résumé dans README/TODO
Conclusion
Développer efficacement avec l’IA, techniquement, c’est surtout :
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travailler en patches
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découper en micro-tâches
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forcer des formats de sortie (diff, JSON, fichiers)
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maintenir une discipline de contexte
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automatiser tests + doc
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passer à RAG/agents quand la base grossit








