La NASA a annoncé le report du lancement d’Artemis II à mars 2026 au plus tôt, après la détection d’une fuite d’hydrogène lors d’un essai de ravitaillement mené sur le pas de tir. Cette mission habitée, première depuis le programme Apollo, doit envoyer quatre astronautes en survol lunaire et tester le lanceur SLS et le vaisseau Orion en conditions réelles.
Ce que change le report
La fenêtre d’origine ouvrait le 6 février 2026. Face à l’anomalie détectée lors du test et aux intempéries récentes en Floride, la NASA a révisé son calendrier. L’agence cite la sécurité de l’équipage comme priorité. Elle planifie désormais une tentative de lancement en mars.
Cause technique : une fuite lors du ravitaillement
Lors d’un essai clé de remplissage des réservoirs, les équipes ont observé une fuite d’hydrogène qui a interrompu les opérations. Les contrôleurs ont suspendu le calendrier pour localiser l’origine précise et corriger l’anomalie. Les procédures exigent des vérifications complètes avant toute reprise.
Calendrier et contraintes orbitales
Artemis II nécessite des fenêtres de lancement strictes. La mécanique orbitale offre des opportunités espacées d’environ une semaine, puis plusieurs semaines sans options viables. En conséquence, chaque jour perdu peut repousser la mission de semaines.
Avant le départ, les équipes doivent réussir plusieurs étapes : rouler le lanceur du VAB au pas de tir 39B, achever une répétition générale humide (WDR) et tenir l’examen de préparation au vol (FRR). Ces étapes restent programmées, mais leur calendrier dépend des résultats des inspections.
État de l’équipage et des matériels
L’équipage reste en quarantaine à Houston. Les quatre membres se préparent physiquement et techniquement. Le commandement revient à Reid Wiseman. Le pilote sera Victor Glover. Les spécialistes de mission sont Christina Koch et Jeremy Hansen de l’Agence spatiale canadienne.
Sur le pas de tir, le lanceur SLS et Orion demeurent prêts. Les équipes techniques vérifient les liaisons, les systèmes de propulsion et les interfaces de ravitaillement.
Impacts opérationnels et sécurité
La NASA met en œuvre un examen approfondi après toute anomalie. Les inspections visent à confirmer l’intégrité des lignes d’hydrogène, des valves et des capteurs. Les conditions météorologiques récentes en Floride, avec vent et refroidissement, ont compliqué le ravitaillement. Les équipes ont cessé le remplissage lorsque la fuite est apparue.
La sécurité reste la priorité. Ainsi, la NASA privilégie des délais plutôt que des risques techniques. Ce choix explique la décision de repousser la date malgré les coûts et la pression des calendriers.
Enjeux scientifiques et stratégiques
Artemis II ne prévoit pas d’alunissage. Toutefois, le vol servira de banc d’essai crucial pour les systèmes de transport habité. Le vol de dix jours validera des procédures de navigation, une injection trans-lunaire et un retour sécurisé. Ces données alimenteront les futures missions, dont les premières rotations vers une présence durable sur la Lune et des préparatifs pour Mars.
Que surveiller dans les prochaines semaines
- Résultats des inspections : localisation et réparation de la fuite d’hydrogène.
- Répétition générale humide : réussite de la WDR pour valider les opérations de ravitaillement.
- FRR : examen final des équipes et du matériel avant fixation d’une nouvelle date.
- Météo : conditions favorables pour le ravitaillement et le roulage du lanceur.
Le report d’Artemis II traduit la prudence opérationnelle face à un risque technique sérieux. La NASA choisit de vérifier chaque système avant d’autoriser l’équipage à voler. Le calendrier avance vers mars 2026 si les inspections et les essais se déroulent sans incident. La réussite de cette mission conditionnera la suite du programme lunaire habité.








