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	<title>Archives des Entreprises - TechPi</title>
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	<description>Le meilleur de la Tech !</description>
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	<title>Archives des Entreprises - TechPi</title>
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		<title>La Maison-Blanche autorise des cyberattaques privées contre des pays étrangers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Albert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Aug 2026 21:13:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Cybersécurité]]></category>
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		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Maison-Blanche a autorisé, le 12 août 2026, un programme inédit de hack-back cyber confié à des entreprises privées américaines : des sociétés dûment sélectionnées pourront mener, avec feu vert écrit du gouvernement, des opérations offensives contre des organisations cybercriminelles étrangères, y compris des actions capables de détruire des données et de mettre hors service [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://techpi.fr/la-maison-blanche-autorise-des-cyberattaques-privees-contre-des-pays-etrangers/">La Maison-Blanche autorise des cyberattaques privées contre des pays étrangers</a> est apparu en premier sur <a href="https://techpi.fr">TechPi</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La Maison-Blanche a autorisé, le 12 août 2026, un programme inédit de <strong>hack-back cyber</strong> confié à des entreprises privées américaines : des sociétés dûment sélectionnées pourront mener, avec feu vert écrit du gouvernement, des opérations offensives contre des organisations cybercriminelles étrangères, y compris des actions capables de <strong>détruire des données</strong> et de <strong>mettre hors service des systèmes</strong>. Le dispositif est encadré de près : chaque mission devra être cosignée par le Department of Justice et le Department of Homeland Security, et les participants devront immobiliser au moins <strong>1 million de dollars</strong> sur un compte d’escrow, perdu en cas d’infraction aux règles. Les premiers détails ont été rendus publics dans ce <a href="https://www.tomshardware.com/tech-industry/cyber-security/white-house-authorizes-private-companies-to-hack-foreign-cybercrime-groups" target="_blank" rel="noopener noreferrer">rapport sur l’autorisation de cyberattaques privées par la Maison-Blanche</a>.</p>
<p>Le tournant est d’autant plus net qu’au printemps, l’administration assurait publiquement ne pas vouloir ouvrir cette porte. En mars 2026, Thomas Lind, alors conseiller principal à l’Office of the National Cyber Director, affirmait qu’il n’était pas question d’autoriser des offensives privées. Sean Cairncross, directeur national de la cybersécurité, tenait la même ligne. Cinq mois plus tard, Washington formalise l’inverse, dans un cadre qui ne crée pas un droit général de riposte pour les entreprises, mais un système de sous-traitance offensive placé sous contrôle fédéral.</p>
<h2>Le hack-back cyber est autorisé, mais seulement comme mission sous contrôle de l’État</h2>
<p>Le texte signé par Donald Trump est un <strong>National Security Presidential Memorandum</strong> intitulé <em>Expanding Capabilities to Combat Transnational Cyber-Enabled Crime</em>. Il s’appuie sur un National Coordination Center, le NCC, créé par l’Executive Order 14159 du 20 janvier 2025. C’est ce centre qui doit bâtir, gérer et maintenir le programme.</p>
<p>Le vocabulaire choisi par la Maison-Blanche est précis. Deux familles d’opérations sont prévues :</p>
<ul>
<li><strong>Cyber Surveillance Operations</strong> : accès non autorisé à des systèmes étrangers afin de collecter du renseignement en restant non détecté ;</li>
<li><strong>Cyber Effects Operations</strong> : actions visant à perturber, dégrader, bloquer l’accès ou détruire des systèmes et des données.</li>
</ul>
<p>Le point clé est là : les entreprises participantes pourront aller bien au-delà de la simple observation technique. Le mémo ouvre explicitement la voie à des actions destructrices, mais dans un schéma où l’entreprise agit pour le compte de l’État, pas en son nom propre. C’est aussi ce qui distingue ce programme des anciennes tentatives de légalisation du hack-back privé via une réforme du Computer Fraud and Abuse Act : cette fois, Washington ne modifie pas l’interdiction générale des intrusions non autorisées, il crée une voie dérogatoire sous supervision fédérale.</p>
<p>Pour le lecteur européen, cela rapproche le modèle américain d’une forme de « cyber-corsaires » sous mandat public. L’idée n’est pas sortie de nulle part : depuis le milieu des années 2010, plusieurs propositions de loi ont tenté d’autoriser des ripostes offensives limitées. Toutes ont achoppé sur les mêmes objections : risque d’erreur d’attribution, dommages collatéraux et escalade internationale. Le mémo du 12 août contourne cet échec législatif en passant par l’exécutif.</p>
<h2>Des cibles limitées aux groupes criminels étrangers, pas aux opérateurs étatiques</h2>
<p>Le programme vise des <strong>Cyber-Enabled Transnational Criminal Organizations</strong>, abrégées CE-TCO. Un groupe peut être ciblé tant qu’aucun renseignement clair n’établit qu’il fait institutionnellement partie d’un gouvernement étranger ou qu’il est entièrement dirigé par lui.</p>
<p>Cette nuance est essentielle. Les groupes de ransomware opérant avec la tolérance d’un État, sans contrôle formel direct, entrent dans le champ. Le rapport cite notamment le cas de l’écosystème ransomware installé en Russie. En revanche, les opérateurs directement intégrés à un appareil étatique sont exclus de ce programme et relèvent d’autres cadres.</p>
<p>Ce décalage apparaît dans le contexte qui a précédé le mémo. Des cyberattaques soupçonnées d’être d’origine iranienne ont visé des fournisseurs d’eau dans <strong>45 municipalités américaines</strong>, principalement de petites villes. Certaines installations ont dû repasser en mode manuel. Dans le même temps, la CISA a diffusé une alerte urgente sur des hackers iraniens ciblant des automates programmables industriels dans l’eau et l’énergie. Politiquement, ces attaques ont nourri l’argument d’une posture plus offensive. Juridiquement, elles ne rentrent pourtant pas dans le périmètre normal du programme si leurs auteurs sont jugés liés à un État.</p>
<p>Le mémo fixe aussi une ligne rouge publique : les responsables du DOJ et du DHS ne peuvent pas approuver des opérations susceptibles d’entraîner des pertes humaines, des blessures graves, ou de constituer un usage de la force ou une attaque armée au sens du droit international. Le texte ne ferme toutefois pas totalement cette porte : l’autorité pour de telles opérations renvoie à une annexe classifiée. C’est l’une des zones les plus sensibles du dispositif.</p>
<h2>Chaque entreprise devra déposer 1 million de dollars et obtenir un double feu vert DOJ-DHS</h2>
<p>Le cadre opérationnel est pensé pour éviter l’image d’un Far West numérique. Les sociétés devront d’abord passer par une <strong>sélection rigoureuse</strong> menée par le DOJ et le DHS. Elles interviendront via des contrats formels avec l’un ou les deux ministères. Les règles d’éligibilité détaillées doivent encore être publiées, dans un délai de <strong>60 jours</strong>, et le programme doit pouvoir accueillir à la fois de grands groupes et des structures plus spécialisées.</p>
<p>L’autre filtre est financier. Toute entreprise participante devra immobiliser au moins <strong>1 000 000 de dollars</strong> sur un compte d’escrow. Si elle enfreint les règles du programme ou les clauses de son contrat, cette somme sera confisquée. Pour un acteur intermédiaire, c’est un ticket d’entrée dissuasif. Pour un géant du cloud ou de la cybersécurité, c’est surtout un marqueur symbolique de responsabilité.</p>
<p>Surtout, aucune opération ne pourra partir sur simple initiative privée. Chaque mission devra être approuvée au cas par cas par <strong>deux responsables</strong>, un au DOJ et un au DHS, via une autorisation écrite. L’entreprise devra présenter un plan opérationnel détaillant la cible, les objectifs, les méthodes techniques, les risques et les mesures de limitation. Le mémo impose en plus des procédures de déconfliction avec les forces armées et la communauté du renseignement pour éviter les interférences.</p>
<p>Le programme ajoute des obligations de transparence rarement mises en avant dans le débat public sur le hack-back. Les sociétés devront déclarer au NCC leurs autres contrats liés à des activités cyber offensives ou de renseignement. Elles devront aussi transmettre les informations utiles collectées sur les groupes visés. Et si une opération touche accidentellement une « U.S. person » ou un système situé sur le sol américain, l’arrêt doit être immédiat, avec notification aux autorités.</p>
<p>Autrement dit, les entreprises n’obtiennent pas un nouveau droit opposable devant les tribunaux. Elles reçoivent, éventuellement, une autorisation discrétionnaire de l’État pour exécuter certaines missions. On est plus près d’un outil de politique publique que d’une libéralisation du hack-back.</p>
<h2>Un virage budgétaire et stratégique qui expose aussi les opérateurs privés</h2>
<p>Le changement de doctrine s’inscrit dans un mouvement plus large. Le Congrès a fléché <strong>1 milliard de dollars</strong> vers les opérations cyber offensives dans la loi de finances de l’année précédente. Dans le même temps, certains grands acteurs technologiques disaient déjà se préparer, depuis août 2025, à participer à des actions de perturbation contre des cybercriminels. Le terrain politique et industriel était donc prêt.</p>
<p>Reste une série de risques lourds. Jake Williams, vice-président R&amp;D de Hunter Strategy, avertit que des Américains participant à ces opérations pourraient être considérés à l’étranger comme des <strong>« combattants non uniformés »</strong> lors de déplacements. La formule est brutale, mais elle résume bien le problème : ces employés agiraient avec l’aval de Washington sans bénéficier du statut des militaires réguliers.</p>
<p>À cela s’ajoutent les risques classiques des opérations offensives : infrastructures partagées avec des victimes collatérales, responsabilité internationale des États-Unis si une opération viole la souveraineté d’un autre pays, et effet d’entraînement si d’autres États décident à leur tour d’encadrer leurs propres « cyber-privateers ».</p>
<p>Vu de France, où le hack-back privé reste interdit, le programme américain pourrait tout de même avoir des effets concrets. Des opérations de disruption réussies contre des groupes ransomware actifs à l’international pourraient alléger la pression sur des collectivités, des hôpitaux ou des PME françaises. À l’inverse, des infrastructures criminelles hébergées sur des services partagés pourraient entraîner des perturbations indirectes pour des clients européens. Sur ces sujets, <a href="https://techpi.fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">nos analyses cybersécurité sur TechPi</a> suivront surtout les conséquences pratiques, bien plus que l’annonce politique.</p>
<h2>Prochaine étape dans 60 jours : les vraies règles du jeu restent à publier</h2>
<p>Le calendrier est désormais serré. Dans les 60 jours suivant le 12 août, le NCC, le DOJ et le DHS doivent publier les règles détaillées du programme : critères d’éligibilité, reporting, déconfliction et encadrement opérationnel. C’est ce texte d’application qui dira jusqu’où les entreprises pourront aller en pratique.</p>
<p>Il faudra aussi surveiller la manière dont Washington définira concrètement les CE-TCO, les premiers indices publics d’opérations menées sous ce nouveau cadre, et la réaction des pays servant de base à ces groupes criminels. C’est à ce moment-là que l’on saura si ce programme reste un outil de pression politique, ou s’il inaugure une nouvelle phase de l’offensive cyber américaine déléguée au privé.</p>
<p>L’article <a href="https://techpi.fr/la-maison-blanche-autorise-des-cyberattaques-privees-contre-des-pays-etrangers/">La Maison-Blanche autorise des cyberattaques privées contre des pays étrangers</a> est apparu en premier sur <a href="https://techpi.fr">TechPi</a>.</p>
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		<title>Compute gap: 83 % des entreprises sous-utilisent leurs GPU</title>
		<link>https://techpi.fr/compute-gap-83-des-entreprises-sous-utilisent-leurs-gpu/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Albert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 20:17:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[IA]]></category>
		<category><![CDATA[Tech]]></category>
		<category><![CDATA[Compute Gap]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le compute gap de l’IA se creuse dans les entreprises. Selon l’étude publiée en juin 2026, les organisations achètent de l’infrastructure IA plus vite qu’elles ne mesurent son coût réel. C’est important, car 83 % disent utiliser leurs GPU à 50 % ou moins, alors que seulement 44 % suivent rigoureusement leurs coûts de calcul. [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>compute gap</strong> de l’IA se creuse dans les entreprises. Selon <a href="https://venturebeat.com/ai/the-ai-compute-gap-enterprises-are-buying-infrastructure-faster-than-they-can-measure-what-it-costs">l’étude publiée en juin 2026</a>, les organisations achètent de l’infrastructure IA plus vite qu’elles ne mesurent son coût réel. C’est important, car <strong>83 %</strong> disent utiliser leurs GPU à <strong>50 % ou moins</strong>, alors que seulement <strong>44 %</strong> suivent rigoureusement leurs coûts de calcul.</p>
<p>Le signal est net. Les intentions de dépense accélèrent, mais la visibilité économique reste faible. Dans le même temps, <strong>64 %</strong> des entreprises prévoient de changer ou d’ajouter un fournisseur d’infrastructure dans les 12 mois, souvent avant même d’avoir optimisé l’existant.</p>
<h2>Compute gap : des achats rapides, une production encore limitée</h2>
<p>L’étude repose sur 107 entreprises de plus de 100 salariés, interrogées en juin 2026. Elle donne une lecture instantanée, pas une tendance mensuelle. Le panel reste directionnel, car il est auto-sélectionné et davantage centré sur le mid-market.</p>
<p>Premier constat : l’ambition dépasse encore la maturité opérationnelle. Seules <strong>21 %</strong> des entreprises disent faire tourner l’IA en production à grande échelle. À l’inverse, 76 % en sont encore au stade de l’expérimentation ou n’ont mis en production qu’une partie de leurs charges.</p>
<p>Ensuite, l’écart entre investissement et pilotage apparaît déjà dans l’infrastructure déployée. Parmi les entreprises qui exploitent des GPU, 83 % rapportent une utilisation de 50 % ou moins. Plus précisément, 49 % restent à 25 % ou moins. En parallèle, 8 % ne mesurent même pas cette utilisation.</p>
<p>Ce décalage pèse directement sur les coûts. Pourtant, moins d’une entreprise sur deux sait vraiment ce qu’elle dépense. L’étude indique que 44 % seulement suivent rigoureusement les coûts et le retour de leurs calculs IA. De plus, 39 % ne le font que partiellement, 20 % ne peuvent pas encore quantifier ces coûts, et 6 % n’en ont pas fait une priorité.</p>
<h2>Infrastructure IA : les hyperscalers dominent aujourd’hui</h2>
<p>Pour l’instant, les entreprises s’appuient surtout sur des fournisseurs déjà bien installés. Google Cloud arrive en tête avec 48 % de présence dans les stacks déclarées. Les clouds généralistes, comme Google, Microsoft, AWS et Oracle, concentrent l’essentiel des usages, avec les grandes API de modèles comme Gemini, OpenAI et Anthropic.</p>
<p>À l’inverse, les clouds spécialisés IA restent presque absents des déploiements actuels. Les fournisseurs de type CoreWeave, Lambda, Crusoe ou Nebius apparaissent à 0 % ou près de 0 % dans cette enquête. L’on-premise GPU ne concerne que 6 % des répondants. Les stacks open source custom tombent à 4 %.</p>
<p>Cette photographie compte, car elle montre que les entreprises n’ont pas encore réellement basculé vers des architectures dédiées à l’IA. Aujourd’hui, elles exécutent surtout leurs projets sur des plateformes qu’elles achètent déjà pour d’autres usages.</p>
<p>En clair, le marché reste dominé par les acteurs historiques au moment où les dépenses montent. Vous pouvez suivre cette dynamique plus large sur <a href="https://techpi.fr">l’actualité tech et cloud sur TechPi</a>, car elle redessine déjà les arbitrages d’infrastructure.</p>
<h2>Clouds spécialisés IA : le prochain euro part vers des plateformes peu utilisées</h2>
<p>C’est la tension centrale du rapport. La catégorie d’infrastructure la plus souvent citée pour une évaluation dans les 12 prochains mois est celle des clouds spécialisés IA, à <strong>45 %</strong>. Or, presque aucune entreprise du panel ne les utilise aujourd’hui.</p>
<p>Le mouvement ne s’arrête pas là. L’étude montre aussi que 32 % veulent évaluer des accélérateurs non-Nvidia. De leur côté, 28 % regarderont les puces Nvidia de nouvelle génération. Enfin, 16 % citent les réseaux de calcul décentralisé et 11 % le calcul souverain.</p>
<p>Autrement dit, les prochains achats ne seront pas de simples ajustements. Ils ressemblent davantage au début d’un replatforming. Les entreprises veulent tester une couche d’infrastructure qu’elles n’ont pratiquement pas encore mise en production.</p>
<p>Ce point rejoint une vague d’enquête précédente menée en avril-mai 2025. À cette date, l’usage des clouds spécialisés restait déjà marginal, avec 3 % pour CoreWeave, 4 % pour Lambda et 2 % pour Crusoe. Pourtant, 33 % des entreprises prévoyaient déjà d’y déplacer des charges dans les douze mois. Deux vagues, deux formulations, et un même signal de fond.</p>
<h2>Changement de fournisseurs : 64 % des entreprises bougeront d’ici un an</h2>
<p>Le marché n’est pas stabilisé. Selon l’étude, 64 % des entreprises prévoient de changer ou d’ajouter un fournisseur d’infrastructure dans les 12 mois. Plus frappant encore, 38 % envisagent de le faire dès le prochain trimestre.</p>
<p>Pour une brique aussi structurante que le compute, cette intention de churn reste élevée. Cependant, le changement à court terme profite d’abord aux grands acteurs. Les fournisseurs les plus cités pour un basculement sont Microsoft Azure et Google Cloud, à 33 % chacun, puis OpenAI à 30 % et Gemini à 22 %.</p>
<p>Le message est clair. À court terme, les entreprises arbitrent surtout entre acteurs installés. Le déplacement vers les neoclouds spécialisés ressemble davantage à une thèse d’évaluation sur 12 mois qu’à un switch immédiat.</p>
<p>Les critères de choix confirment cette logique. L’intégration à la stack existante arrive en tête à 41 %. Le coût total de possession suit à 35 %. En revanche, le coût par million de tokens ne pèse que 8 %.</p>
<p>Les DSI et équipes IA n’achètent donc pas sur le prix affiché. Elles achètent sur la compatibilité et sur l’économie globale d’exploitation. Le problème, c’est que cette économie reste souvent mal instrumentée.</p>
<h2>GPU sous-utilisés, coûts mal suivis : le vrai problème est économique</h2>
<p>Le rapport insiste sur ce point. Le compute gap n’est pas d’abord un manque de capacité. C’est un manque de visibilité. Les GPU déjà installés tournent souvent à vide, pendant que les projets d’extension avancent vite.</p>
<p>La satisfaction globale vis-à-vis des infrastructures actuelles atteint 4,0 sur 5. Mais deux dimensions reculent légèrement. L’implémentation obtient 3,8. La valeur pour l’argent atteint 3,9. Le point faible touche donc déjà le coût.</p>
<p>Le prochain goulot d’étranglement pourrait encore compliquer l’équation. À mesure que l’inférence à grande échelle se déplace du calcul GPU vers la bande passante mémoire, notamment autour du KV-cache, les réponses restent dispersées. Dell arrive à 31 %, Nvidia à 16 %, puis le marché se fragmente entre stockage, outils open source et techniques d’efficacité du modèle.</p>
<p>Surtout, 18 % des entreprises ne reconnaissent pas encore cette contrainte ou ne l’ont pas traitée. Ce chiffre ne relève pas d’une fuite ni d’une rumeur. Il provient directement de l’enquête. Il suggère que beaucoup d’organisations abordent déjà la prochaine phase sans avoir refermé la précédente.</p>
<h2>Ce qu’il faut surveiller dans les 12 prochains mois</h2>
<p>La prochaine étape se jouera sur deux fronts. D’abord, la mesure. Les entreprises devront mieux suivre l’utilisation GPU, le coût réel des workloads et le retour de leurs investissements. Ensuite, l’arbitrage fournisseur. Les 12 prochains mois diront si les 45 % d’intentions d’évaluation des clouds spécialisés se traduisent en déploiements réels.</p>
<p>Le point de vigilance immédiat reste le calendrier. Avec 38 % d’intentions de changement dès le prochain trimestre, les décisions d’infrastructure ne sont plus théoriques. Pour les équipes IT, cela implique une priorité simple : comprendre le coût de l’existant avant d’ajouter une nouvelle couche de compute.</p>
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		<title>Agents IA : 54 % des entreprises ont déjà subi un incident</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Albert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 20:15:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le agent security gap s’installe déjà dans les entreprises. Selon une étude publiée en juin 2026, 54 % des organisations de plus de 100 salariés ont subi un incident de sécurité lié à un agent IA, confirmé ou évité de justesse. C’est important, car ces agents disposent d’un accès réel aux systèmes et aux données, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://techpi.fr/agents-ia-54-des-entreprises-ont-deja-subi-un-incident/">Agents IA : 54 % des entreprises ont déjà subi un incident</a> est apparu en premier sur <a href="https://techpi.fr">TechPi</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <strong>agent security gap</strong> s’installe déjà dans les entreprises. Selon une <a href="https://venturebeat.com/ai/the-agent-security-gap-54-of-enterprises-have-already-had-an-ai-agent-incident-and-most-still-let-agents-share-credentials">étude publiée en juin 2026</a>, <strong>54 %</strong> des organisations de plus de 100 salariés ont subi un incident de sécurité lié à un agent IA, confirmé ou évité de justesse. C’est important, car ces agents disposent d’un accès réel aux systèmes et aux données, tandis que les garde-fous d’identité et d’isolation restent très en retard.</p>
<p>L’enquête repose sur 107 répondants et livre une lecture directionnelle, pas une mesure absolue. Mais le signal est net : les entreprises déploient des agents plus vite qu’elles ne sécurisent leur autonomie. Pour suivre ces évolutions côté <a href="https://techpi.fr">actualité IA et cybersécurité</a>, ce rapport marque un tournant concret pour les DSI et RSSI.</p>
<h2>Agent security gap : les incidents ne sont plus théoriques</h2>
<p>Le chiffre clé du rapport tient en une ligne : <strong>18 %</strong> des entreprises interrogées ont déjà connu un incident confirmé lié à un agent IA. En parallèle, <strong>36 %</strong> ont détecté un “near-miss”, stoppé avant dommage. Au total, plus d’une organisation sur deux a déjà frôlé ou subi un problème réel.</p>
<p>Ensuite, l’exposition progresse avec la taille. Le taux d’incident ou de quasi-incident atteint 49 % dans les structures de 101 à 1 000 salariés. Il grimpe à 63 % au-delà de 1 000 employés. Pourtant, les grandes entreprises isolent moins souvent leurs agents à haut risque.</p>
<p>Le rapport pointe même un recul de l’isolation dans ces grandes structures. Le sandboxing des agents les plus sensibles tombe à 20 %, contre 35 % dans le mid-market. En clair, les environnements les plus complexes encaissent plus d’incidents, avec moins de cloisonnement.</p>
<p>Ce point compte, car les incidents détectés “à temps” ne disent pas que les protections suffisent. Ils montrent surtout que les entreprises opèrent déjà au bord du problème. Le prochain écart peut ne pas rester sans impact.</p>
<h2>Identité des agents IA : le vrai point faible</h2>
<p>Le cœur du trou de sécurité se situe dans l’identité. Seules <strong>32 %</strong> des entreprises donnent à chaque agent une identité propre, gérée et limitée à un périmètre précis. Toutes les autres utilisent, au moins en partie, des identifiants partagés.</p>
<p>Dans le détail, 48 % indiquent que certains agents ont une identité dédiée, mais que beaucoup partagent encore des accès. Autre signal plus préoccupant, 32 % disent que leurs agents fonctionnent surtout avec des clés API partagées ou des comptes humains et comptes de service empruntés. Comme les réponses pouvaient se chevaucher, le rapport estime que 69 % des entreprises ont du partage d’identifiants quelque part dans leur flotte.</p>
<p>Cette faiblesse n’est pas abstraite. Les entreprises avec partage d’identifiants ont subi un incident ou un near-miss dans <strong>63,5 %</strong> des cas. Celles où chaque agent possède sa propre identité tombent à <strong>40,9 %</strong>. Le rapport parle d’une corrélation, pas d’une causalité démontrée. Mais l’écart de 23 points reste difficile à ignorer.</p>
<p>Le problème va au-delà de l’accès. Quand plusieurs agents réutilisent les mêmes identifiants, le principe du moindre privilège devient fragile. Surtout, l’attribution après incident devient floue. Les équipes savent qu’un compte a agi, pas forcément quel agent l’a fait.</p>
<h2>Sandboxing et enforcement : les contrôles existent, l’isolation manque</h2>
<p>Les entreprises ne sont pas aveugles. Le rapport montre que 47 % observent l’activité des agents. De plus, 49 % appliquent des permissions limitées à l’exécution. En revanche, seules <strong>30 %</strong> isolent leurs agents à haut risque dans des sandbox.</p>
<p>Or cette hiérarchie des contrôles pose problème. La supervision permet de voir. L’enforcement tente d’empêcher. Mais l’isolation limite les dégâts quand tout le reste échoue. C’est précisément ce contrôle qui reste le moins déployé.</p>
<p>Le rapport décrit donc une posture incomplète. Les agents sont observés et parfois contraints, mais rarement enfermés dans un périmètre qui borne leur blast radius. Combinée au partage d’identifiants, cette situation augmente mécaniquement la portée d’un agent compromis ou sur-permissionné.</p>
<ul>
<li><strong>47 %</strong> surveillent l’activité des agents.</li>
<li><strong>49 %</strong> appliquent des permissions scoping à l’exécution.</li>
<li><strong>30 %</strong> seulement sandboxent les agents les plus risqués.</li>
</ul>
<h2>OpenAI, Google, Microsoft : les contrôles natifs dominent largement</h2>
<p>Sur l’outillage, le rapport montre une domination très nette des offres intégrées aux plateformes. Les garde-fous d’OpenAI arrivent en tête avec <strong>51 %</strong> d’usage. Google, Microsoft et Anthropic suivent dans le même schéma de contrôles natifs.</p>
<p>Mieux encore, 82 % des répondants citent l’une de ces solutions provider-native comme couche de sécurité principale. À l’inverse, les acteurs spécialisés dans la sécurité des agents restent très bas, chacun dans les faibles pourcentages à un chiffre. Le rapport cite notamment Prisma AIRS, CrowdStrike, Cisco AI Defense, Zenity, HiddenLayer, Lakera, Okta for AI Agents ou encore les plateformes d’identité non humaine.</p>
<p>Ce choix par défaut ne signifie pas désintérêt total. Il reflète surtout la facilité d’adoption. Les entreprises prennent d’abord les garde-fous livrés avec leurs modèles et leurs clouds. En revanche, les briques conçues spécifiquement pour l’identité des agents ou leur isolation n’ont pas encore percé à grande échelle.</p>
<p>Le paradoxe apparaît dans la satisfaction. Les répondants notent leur stack de sécurité <strong>4,2 sur 5</strong> en moyenne, et 4,1 sur 5 pour le rapport qualité-prix. Pourtant, cette satisfaction coexiste avec un haut niveau d’incidents, un faible cloisonnement et une identité encore largement partagée.</p>
<h2>Budget sécurité IA : satisfaction élevée, achats en hausse</h2>
<p>Le budget alloué à la sécurité des agents reste modeste. Dans 46 % des cas, il représente 6 à 10 % du budget sécurité total. En parallèle, 34 % des entreprises y consacrent 5 % ou moins. Seules 24 % dépassent 10 %.</p>
<p>Ce niveau d’investissement tranche avec la perception de la menace. Seuls 35 % estiment que leurs défenses dopées à l’IA sont en avance sur les attaquants utilisant eux aussi l’IA. À l’inverse, 32 % jugent la course à armes égales, 21 % pensent les attaquants devant, et 21 % disent qu’il est encore trop tôt pour trancher. Au total, 53 % voient donc un rapport de force au mieux équilibré, au pire défavorable.</p>
<p>Malgré cela, le marché bouge déjà. <strong>59 %</strong> des entreprises prévoient d’adopter, d’ajouter ou de remplacer une solution de sécurité des agents dans les douze prochains mois. Plus frappant encore, 29 % veulent le faire dans le trimestre.</p>
<p>L’urgence augmente après incident. Parmi les entreprises touchées, 42,1 % comptent changer d’outils dans les 90 jours. Après incident confirmé, ce comportement devient majoritaire à 52,6 %. À l’inverse, seules 14 % des entreprises sans incident prévoient un changement aussi rapide.</p>
<p>Le rapport note enfin un angle mort. Les achats envisagés continuent de privilégier OpenAI, Google, Anthropic et Azure. En revanche, les solutions centrées sur l’identité des agents restent peu considérées. Seuls 12 % des répondants incluent un produit d’agent identity dans leur réflexion d’achat. Même chez les entreprises qui partagent des identifiants et ont déjà subi un incident, cette priorité change peu.</p>
<h2>Ce qu’il faut surveiller dans les prochains mois</h2>
<p>Le prochain indicateur à suivre sera moins le volume d’agents déployés que la qualité des contrôles autour d’eux. Si les entreprises confirment leurs projets d’achat d’ici douze mois, le vrai test portera sur deux points : l’identité dédiée par agent et l’isolation des cas à haut risque.</p>
<p>Le rapport de juin 2026 trace déjà la ligne de fracture. L’autonomie progresse vite. La sécurité, elle, reste encore largement empruntée aux fournisseurs de modèles et de cloud. Pour les équipes techniques, la prochaine étape ne consiste donc pas seulement à ajouter des garde-fous, mais à vérifier qui agit, avec quels droits, et dans quel périmètre.</p>
<p>L’article <a href="https://techpi.fr/agents-ia-54-des-entreprises-ont-deja-subi-un-incident/">Agents IA : 54 % des entreprises ont déjà subi un incident</a> est apparu en premier sur <a href="https://techpi.fr">TechPi</a>.</p>
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